Cahiers :

Un petit geste ou une petite décision peut avoir des conséquences positives !

 

En consultant les cahiers des élèves, surtout vers la fin de l’année scolaire, on constate que, dans la plupart des cas, le nombre de pages consacrées aux traces écrites varie entre 70 et 120 pages, y compris les exercices et les autres activités .

Or, dans la plupart des cas également, beaucoup d'élèves utilisent de gros cahiers de 400 pages. Les ¾ des feuilles de ces cahiers sont inutilisables et « ornent », déchirées et froissées, à la fin de l'année, les entrées des établissements ou les ruelles avoisinantes.

Cette situation parait à priori anodine et elle n’interpelle presque personne puisqu’elle se répète chaque année avec les mêmes rituels et la même indifférence.

Or, si on examine cette situation de près, elle révèlera des conclusions inquiétantes qui pourraient avoir des répercussions conséquentes:

  • Sur le plan écologique : le papier est fourni par un long processus industriel qui commence par l’abattage des arbres ; chaque cahier consommé équivaudrait à une branche d’arbre fauchée. Le calcul à des propositions gigantesques (plus de 8 millions d’élèves marocains qui étudient en moyenne une dizaine de matières ; combien serait leur nombre dans tous les pays du monde ?) donnerait le vertige aux forets amazoniennes et autres forets du nord de l’Europe dont la disparition est en train d’affecter tous les pays du monde (dysfonctionnements climatiques, troubles sociaux liés à ces dysfonctionnements : émigration, sécheresse, inondation, etc.).

  • Sur le plan économique : les ménages qui ont plusieurs enfants et qui ont des revenus limités sentiront plus l’impact pécuniaire sur leur bourse à chaque début d’année qui a, en plus, son lot supplémentaire de dépenses (habits, autres fournitures, etc.). L’achat de plusieurs cahiers de ce format puisera les économies et développera, avec d’autres facteurs sur le plan psychosocial, un sentiment de suspicion et de rejet envers l’école.

  • Sur le plan pratique : eu égard au nombre de disciplines étudiées, au volume des cahiers réduits, le cartable des élèves se verra allégé et moins lourd. Cela donne également l’impression du "juste besoin": pas de démesure, pas d’excès.

  • Sur le plan de l’environnement immédiat : les déchets occasionnés par  « les cérémonies » collectives de destruction des cahiers, observées à la fin de chaque année, salissent davantage les lieux publics et exigent plus de travail des services de propreté.
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Que faire ? à la fin de l’année, chaque enseignant :

  1. examinera le nombre de toutes les pages utilisées par les élèves (traces écrites, exercices, autres activités)
  2. ajoutera 10% de pages pour faire face à des imprévus
  3. proposera, au moment où les fournitures scolaires sont demandées, l’achat du cahier convenable

 

Encourageons le "juste besoin" !

 

 

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