Les solutions possibles.

 

                    Les constats relatifs à l'enseignement/apprentissage du français sont un secret de Polichinelle. Il est vrai qu'ils sont établis, en grande partie, selon des évaluations plus empiriques que scientifiques, mais le malaise ressenti par les différents acteurs (enseignants, élèves, parents, responsables, ...) est là pour confirmer cette tendance un tant soit peu pessimiste. Mais, sans trop s'attarder sur ces constats, on aura privilégié l'action dans le dessein d'essayer d'agir sur cet état de choses pour améliorer les prestations linguistiques et langagières des élèves. Deux pistes sont à explorer:

1. didactique: en rapport étroit avec le travail quotidien de classe et touche les composantes du triangle didactique.

2. culturelle: en relation avec la formation culturelle qui encadre les apprentissages et appuie les acquis.


 

Axe n° 1 : dimension didactique

                Objectif : établir une liste d’activités et de contenus à introduire dans les progressions et les programmes actuels susceptibles d’améliorer la compétence communicative* des élèves.

                Principes :

  • ·        Faisabilité et opérationnalité.
  • ·        Cohérence avec les finalités éducatives et les orientations pédagogiques.
  •      Originalité.

                    La dimension didactique dans l’enseignement/apprentissage des langues étrangères en général et du français en particulier est déterminante dans la réussite ou l’échec du travail de l’enseignant et celui de l’élève. Complexe par ses composantes (programmes, contenus, démarches, habitudes d’apprentissage,….), elle est censée traduire en actes les interactions des trois pôles du triangle didactique et constitue le centre d’intérêt des autres partenaires : inspecteur, directeur, parents d’élèves, … l’examen de l’état actuel des choses révélerait des dysfonctionnements relatifs à cette dimension.

                    Dans cette réflexion, sans s’attarder sur le constat, on s’attellera sur la proposition d’actions concrètes à mener pour modifier positivement tour à tour les comportements linguistiques des élèves  et leurs représentations concernant l’apprentissage du français.

Contenus textuels et discursifs

Contenus linguistiques

Contenus communicatifs

Activités de production orale

Activités de production écrite

 

 

  

 

 

 

 

  • La compétence communicative est employée ici dans le sens que lui donne Sophie Moirand : la combinaison de plusieurs composantes dont  principalement  les quatre suivantes : linguistique, discursive, référentielle et socioculturelle.

       MOIRAND, Sophie, Enseigner à communiquer en langue étrangère, Hachette 1979


Axe n° 2 : dimension socioculturelle

                 Objectif : prévoir, éventuellement dans le cadre du projet d’établissement, des actions scolaires et parascolaires pouvant améliorer les prestations linguistiques et socioculturelles des élèves.

Principes :

  • ·        Faisabilité et opérationnalité.
  • ·        Cohérence avec les finalités éducatives et les orientations pédagogiques.
  •      Originalité.

           Le facteur didactique, on le sait bien, est certes nécessaire mais insuffisant. Il ne peut être performant sans l’apport d’un contexte culturel favorable. L’enseignement/apprentissage  d’une langue ne peut, en effet, occulter la dimension socioculturelle qui le supporte. La langue et la culture sont les deux faces d’une même médaille : la première véhicule la seconde mais se nourrit d’elle. C’est pourquoi, on peut partir de l’hypothèse selon laquelle l’amélioration des comportements et des savoirs socioculturels des élèves garantirait un apprentissage linguistique et langagier fluide et permettrait de créer au sein de l’établissement et de la classe, une ambiance relationnelle et cognitive favorable à l’échange et au dialogue….

         Cependant, il n’est pas question de proposer aux élèves des activités centrées sur la littérature ou sur l’histoire des idées, sauf  en cas de besoin, mais il s’agit de leur présenter des activités culturelles à incidence linguistique (des pièces de théâtre à dramatiser, des compétitions culturelles, des expositions à caractère littéraire, des activités bibliophiles, ..)

Activités

 prévues

Bénéficiaires/

participants

Intervenants/

personnes

 ressources

Ressources

matérielles

 et

logistiques

Echéancier /

planning

prévisionnel

Produit

attendu/

résultat

escompté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les propositions des uns et des autres sont les bienvenues

 

Commentaires (27)

Nadia Birouk
  • 1. Nadia Birouk (site web) | 03/06/2011
Auteur : Nadia BIROUK






Commentaire des planches filmiques relatives au Procès et à l’ERENDIRA






1. Vue d’ensemble


Le Procès peut se résumer dans son prologue. Les tableaux d’Alexeieff se présentent sous forme d’un ensemble d’images fixes qui sont une mise en abyme du récit, une incarnation artistique du drame de l’homme impuissant, égaré devant la porte close de la loi.


Le poids de ces dessins réside dans leur contraste lumineux, dans ce jeu du noir et du blanc qui attire l’attention du lecteur-spectateur. Une histoire sombre accompagnée d’un commentaire piquant, voire philosophique mêlant le mythique et l’authentique. Un discours qui met le spectateur dans un état d’éveil en déclenchant un pacte implicite qui fera l’objet de son analyse et qui déterminera sa position et sa vision du Procès une fois transposé au cinéma. Cette transposition qui met en relief la nouvelle vision du réalisateur transforme, en quelque sorte, le roman en jouant sur l’incipit et l’explicit d’une histoire dilatante et flexible. Une histoire qui vit à travers son prologue et qui met en valeur les scènes susceptibles de répondre à cet écho d’une porte close et monstrueuse d’une loi faite pour protéger un système corrompu et dépravé et non les innocents. Ainsi la loi n’est pas accessible à tous, elle est faite pour les plus puissants, pour protéger leurs biens. Une histoire dans l’histoire qui critique les labyrinthes juridiques qui peuvent traîner derrière eux un homme durant toute sa vie sans lui rendre justice. Un film qui mêle le fictif et le réel afin de produire un certain effet de sens chez le spectateur qui doit se charger d’analyser les images et leur voix off.





A. « L’Ecran d’épingles » d’Alexeieff 2ème image(b)


Voix off : Un homme vient de loin qui voudrait accéder à la loi





Ce tableau met en relief une porte lumineuse incarnant la loi. Entourée de murs géants et sombres et des escaliers qui emmènent un homme épuisé, torturé par le chemin labyrinthique qu’il a dû prendre pour arriver à cette porte dévastatrice. Le visage de cet homme est caché derrière un chapeau noir tendu et des pas entravés par la fatigue et l’amertume d’un faux procès. Un bâton sur les épaules qui lui sert de béquille une fois incapable de marcher. Des lignes noires, des sillons de lumières qui étouffent tout espoir et qui anticipent déjà sur le sort tragique d’un homme qui attend que la porte de la loi s’ouvre d’elle-même. Un homme qui ne réagit point, qui attend, qui ne réclame pas ses droits, qui ne fait aucun effort pour acheter ou stimuler les gardes afin qu’ils l’aident à défendre son cause. Un homme battu dès le début, il ne peut prendre son procès en main, il ne peut franchir une porte surveillée et puissante. Cette image met en abyme le cauchemar qui fera l’objet du film. Elle nous transmit le message suivant : la loi n’est pas loin si on la cherche si on la réclame, mais si nous devons l’attendre cela sera pour la vie ou pour l’éternité. Personne ne peut accéder à la loi, si au moins, il ne frappe pas très fort sur sa porte. La voix off vient pour orienter le spectateur qui ne peut saisir la signification de ses images sans commentaire. En effet la porte aura toujours d’autres nuances sémantiques et fera allusion forcément à d’autres réalités socioculturelles ou juridiques si ce commentaire était absent. La porte dans Le Procès reste un symbole fort intéressant si on compte les portes de secours qui peuvent s’ouvrir en cas de danger. Les portes qui peuvent s’ouvrir en cas de besoin ou de détresse… Bien sûr dans ces cas toutes les portes restent fermées à jamais.





B. « L’écran d’Épingles », d’Alexeieff ; 3ème image (c)


Voix off : Mais le garde ne peut le laisser entrer…


Cette image montre le contraste terrible entre la situation d’un homme égaré, qui fait un long chemin, afin d’accéder à la porte de la justice et qui a été dépouillé de ce droit par un garde qui prétend ne pas pouvoir le laisser entrer. Un raisonnement illogique présenté à l’aide d’un garde fort et robuste, avec la tête haute et les traits si distinctifs surtout son long nez et sa main menaçante et lumineuse qui cache la force tyrannique d’une loi à double tranche qui ne peut servir tout le monde. Ce portrait s’oppose au premier à tous les niveaux : les cheveux, le front ou le visage du garde montrent cette puissance qui manque à l’homme qui voulait accéder à la loi avec une tête basse et un visage masqué par un chapeau mou.


La position de force occupée par le garde et la position inférieure d’un homme méconnu et faible qui espère encore être protégé par une loi qui le rejette.





C. « L’écran d’épingles » d’Alexeieff. 17ème image


Voix off : On pourrait dire que la logique de cette histoire est la logique d’un rêve ou d’un cauchemar…


Cette image présente la porte de la loi qui se ferme à nouveau qu’elle ne sera jamais ouverte pour un homme qui a laissé sa chance en se contentant d’attendre toute sa vie sans rien faire. La voix off précise la nature du récit qui fera l’objet du film comme elle prévient le spectateur qu’il sera exposé à une histoire sans logique, une histoire de répétitions et de redondances qui met en relief le drame d’un homme enlisé dans un rêve cauchemar où la loi était son rival et sa perte sans jamais être son sauveur… La lumière si itérative à un caractère dérisoire, une sorte d’ironie qui suggère une nouvelle signification de la loi, celle qui peut accabler les yeux par une lumière aveuglante et terrifiante. Une lumière dévastatrice et mortelle.


La porte renvoie également aux autres portes closes sans issue où Monsieur K. avait du mal à s’en sortir.





D. Le prêtre : Vous êtes Joseph K. ?


K. : Oui.


Le prêtre : Un accusé.


Cette image filmique est très importante vu sa prise d’angle de vue qui et Joseph K. dans une position inférieure et qui donne au prêtre une position de force incontestable. Un être capable de traiter K. comme un accusé avant son procès. Une mise en abyme du prologue qui introduit le film. Encore ce nouveau conflit ou ce duel entre l’homme égaré qui vient de si loin et qui ne peut accéder à une porte qui l’ignore et le rejette. Exactement comme J.K. qui se trouve menacé dans la cathédrale qui présente la maison de Dieu et de la justice, une maison qui sera l’endroit de son arrestation, voire de sa perte. C’est ici que le prologue, qui ouvre le film, fera écho de nouveau sur les murs de l’église afin d’illustrer le drame de J.K. avec une loi sans issue et sans principes. D’ailleurs le nom de Joseph reste énigmatique, un nom qui ne contient qu’une seule lettre, un nom boiteux et odieux qui nous rappelle l’homme qui vient de la compagne ou de loin, un homme anonyme sans traits, sans papiers, incapable d’affranchir une porte qui lui a été destinée depuis le début. Le dialogue qui accompagne l’image montre la portée et l’effet du discours sur Monsieur K. bouleversé par une accusation inattendue dans une maison de DIEU. La parole du prêtre est un verdict indiscutable. K. ne peut se défendre, il ne peut prendre le prêtre en défi. Certes la disposition du roman est autre que celle du film, mais ORSON WELLES avait d’autres visions et d’autres projets qu’il a préféré jouer sur le prologue et ses échos sans respecter la logique du roman ; pourtant, il a bien su présenter une imagination féconde kafkaïenne et un récit qui obéit aux principes énonciatifs et narratifs adéquats à la mise en scène et ses particularités.





E. Sans mot dire les deux hommes s’emparent de K. et l’emmènent vers un lieu inconnu.


Cette image montre le regard terrifiant de Joseph K. au milieu de deux hommes, deux représentants de la loi qui exécutent un verdict sans procès. Cette injustice est un cauchemar dont K. subit le choc sans réagir. Son regard illustre son refus amer d’une loi insensée et son désespoir entre les mains puissantes de deux hommes intolérants et épouvantables. Une autre forme de justice qui dépouille un accusé de son droit de défense et qui le condamne puisqu’il est déclaré ou soupçonné être accusé. Un accusé qui subit les condamnations d’un coupable et qui sera amené dans un endroit dont-il ignore tout.


La position de Monsieur K. Illustre cette impuissance devant les tyrans qui exploitent leur pouvoir pour s’en servir sans tenir compte des malheurs des autres.


L’image présente un triple déséquilibré où l’accusé est pris par force par deux hommes qui bloquent son action et qui étouffent sa parole. Ainsi ces planches résument l’histoire toute entière puisqu’elles jouent sur la parabole et mettent en relief le prologue qui demeure une mise en abyme d’un cauchemar mêlant la réalité et la fiction en exposant le drame d’un monde injuste et corrompu où les innocents non plus de place.


De là, la transposition de la littérature en cinéma sert un public plus large et donne aux spectateurs la chance d’apprécier un livre et de le juger même s’il a été réalisé par la vision et le montage d’un autre. Nous pouvons dire que chaque œuvre est un don artistique, que seul un bon réalisateur peut transmettre le bon message et que parfois un film peut très bien nous décevoir lorsqu’il défigure ou transforme l’image qu’on a fait du roman et de ses personnages.





2. L’affiche d’ERENDIRA


Si on veut parler de la transposition de la littérature en cinéma, on peut dire que l’affiche du film défit la découverte du livre. Le film présente des personnages qui lui semble convenables, il cristallise les pensées d’un réalisateur ou d’un metteur en scène qui voit dans un livre la vision d’un monde ou les attentes d’un public assoiffé du nouveau. En effet, le film ne peut remplacer le livre. Un livre on peut le manipuler, le lire selon le rythme qui nous convient en faisant travailler une imagination sans limites et sans frontières. La narration est un art une fois visionné perd son charme et sa valeur esthétique. Le film ne peut remplacer le style d’un auteur, ses ironies ou ses sarcasmes, son pacte implicite lié d’avance avec les lecteurs surtout lorsqu’il s’agit d’un auteur comme Gabriel Garcia Marquiz qu’un film ne peut transposer ses idées ou illustrer ses romans.


ERENDIRA reste une tentative d’une pensée, une ambitieuse réalisation qui met en relief une littérature inaccessible. Si on se réfère à l’affiche d’Erendira nous remarquons le portrait d’une jeune fille en plan américain aux yeux assoiffés d’amour et terrifiés de la surveillance d’une grand-mère impitoyable qui s’assoit juste derrière elle. Cette image est lourde au niveau socioculturel où les parents avaient la possibilité de transcender les artères et les cœurs de leurs enfants. L’affiche illustre bien ce conflit de générations, ce contraste entre le plan d’ensemble et le portrait d’une jeune fille, belle et fraîche d’un corps splendide plein de vie. Déjà dans l’affiche, nous assistons à ces deux isotopies spatiales qui distinguent les deux personnages : la jeune fille est sa grand-mère.


Les habits restent un grand référent à cette vie des villages, à ce désordre qui règne dans les rues, et qui captive le cœur serré d’une jeune fille chétive et charmante. Il s’agit d’une double scène chargée de sens où chaque personnage est polysémique voire pluriel.


Nous pouvons dire que l’affiche présente l’espace comme un troisième personnage capable de déterminer le mode de vie, le contraste entre le conventionnel et le moderne. Ce conflit de génération surtout dans les milieux conservateurs. L’affiche exploite en réalité, plusieurs plans et construit ainsi une image d’ensemble qui peut nous révéler certains aspects socioculturels des personnages essentiels. Le titre nous captive par ce prénom musical qui a une grande pesanteur sémantique. Un prénom qui nous donne une idée sur les origines de la jeune fille et sa patrie. L’affiche est un système codé de signes, une manière de mettre en abyme un récit et de le présenter en meilleurs tenus.


L’iconique joint souvent le spirituel. Bref la transposition de la littérature en cinéma peut très bien servir énormément les pédagogues ainsi que le large public si elle est étudiée et si elle est travaillée en respectant la particularité esthétique et artistique de l’œuvre littéraire d’origine.


22-06-2003
Nadia Birouk
  • 2. Nadia Birouk (site web) | 03/06/2011
Auteur : Nadia BIROUK


L’imaginaire, l’image et le texte littéraire





L’imaginaire a été la source de l’erreur pour les anciens philosophes notamment Aristote qui définit l’homme comme étant un animal parlant c’est-à-dire un être capable d’utiliser sa raison, afin de s’exprimer en évitant de s’induire à l’erreur. Un être susceptible d’organiser sa vie selon la logique rationnelle qui exclue le rêve et les songes. Cette idée va s’épanouir avec Descartes, Kant et autres ce qui a donné à l’Europe un grand essor économique et scientifique, mais le mépris de l’imaginaire va aussi retarder la découverte des talents qui présentaient l’homme créateur ou l’homme inventeur.


G. Bachelard était le premier philosophe qui a parlé de l’importance des rêves et des songes dans le développement des connaissances. Cet épistémologue affirme que la recherche scientifique ne peut exclure le rêve, que la science se concrétise à partir des rêves et non des expériences. Cette pensée a constitué le début des études sérieuses sur l’imagination, l’image, la photographie ou l’iconique en général….Une véritable révolution où l’imaginaire met au défi le réel et où notre monde s’affronte à d’autres mondes inexistants mais vivants et menaçants.


Cette notion critique de l’imaginaire peut faire l’objet d’une approche pertinente des textes littéraires. Le texte littéraire en lui-même, n’est qu’un fruit de l’imagination, un reflet de l’inconscient et du conscient aussi, une reproduction d’une impression, d’un malaise, d’un songe, d’une idée ou d’un souvenir…


Pourtant avant de parler de la pertinence de cette approche, il faut préciser que les notions : image, imaginaire, imagination sont si ambigües puisqu’elles tracent cette faculté de reproduire un objet, une sensation, un rêve, un mythe, un fantasme, une figure, une pensée, un souvenir, un sentiment…en s’imprégnant du vécu. L’image selon certains peut former le réel, mais selon d’autres elle peut bien le déformer. Ainsi un texte littéraire est l’image brute d’une opération mentale qui produit une réalité ou une invention créatrice qui modifie complètement cette réalité. A notre avis, un texte littéraire est un reflet de l’énergie intérieure d’une personne hypersensible capable d’inventer un nouveau monde, de le visionner à partir d’un langage précis où les mots constituent les lignes de forces, les pôles d’attractions et le point de fuite d’une image construite pour être décomposée par le lecteur réel que nous sommes.


Un poèmes avec son harmonie, son unité thématique et morphologique reste l’image d’une âme touchée par la pression d’une expérience douloureuse ou par une force fatale qui obéit à ce jeu de miroitement où le moi peut renvoyer à l’Autre qui nous habite, d’où cette compassion ou cette identification des lecteurs à un tel personnage ou à une telle situation de communication incarnée par le texte.


L’imaginaire est un refuge, un éclatement d’une pensée pure qui réincarne l’existence d’un monde abstrait et sombre qui fait partie de notre réalité quotidienne. Personne ne peut nier l’âme et ses détours, personne ne peut contrarier l’importance des dieux mythologiques dans les civilisations anciennes et modernes.


L’imaginaire reste une logique à part qui trace ses propres théories et ses propres vérités ; l’imaginaire peut même devenir une foi, une croyance.





Si nous optons pour une méthodologie de l’imaginaire afin d’analyser des textes littéraires, nous pouvons dire qu’il suffit de prendre le texte dans ce cas pour une image impressionniste de base qui regroupe d’autres images qui font la totalité de l’énonce. De ce fait, la pensée n’est qu’une série de mots dotée d’une logique qui met à distance le réel en profit de l’imagination abondante qui n’est pas du tout le résultat de l’observation mais le résultat d’une perception modifiée et déformée en création indépendante. Nous assistons à une invention d’un second monde artificiel où le langage peint sa propre réalité. Une réincarnation qui impose sa nouvelle forme et ses nouvelles règles. De là, le lecteur doit revivre ce monde imagé pour saisir ses particularités et ses messages.


A notre avis, le lecteur doit premièrement décomposer le texte en schèmes porteurs de sons et de sens sans oublier la disposition des idées en lignes, en paragraphes ou en vers… Deuxièmement, il faut chercher le dynamique du texte, ses analogies spatio-temporelles, historiques, socioculturelles, politiques, mythiques, des moments forts, ses récurrences, ses insinuations, ses tournures…


Troisièmement, l’étude de la cohérence de l’énoncé est nécessaire pour comprendre le fonctionnement de l’image et ses aboutissements. Il faut signaler que les phrases jaillissent comme un fleuve vers sa chute, elles présentent un univers à part susceptible d’émouvoir et de séduire son récepteur. Les mots sont les fils constitutifs de l’image que l’auteur fait de soi, des autres, d’une réalité, d’un rêve, d’un cauchemar, du bonheur, du malheur, d’un mythe, du monde…


Le texte est une image qui n’est pas toujours claire ou nette, elle est souvent brouillée, implicite, lourde d’insinuations ; ce qui dérouté le lecteur qui se trouve parfois devant des impasses, incapable de pénétrer l’imaginaire d’un créateur redoutable. Tel est l’exemple du nouveau-roman.


Le texte littéraire peut être découpé selon ses lignes de forces, ses mouvements d’attraction telle image fixe qui suggère une idée et qui met en valeur une scène. Il peut aussi faire l’objet de plusieurs images en mouvement créant un univers unique. Ce découpage doit respecter l’unité de l’énoncé car c’est l’étude de l’ensemble qui donne l’essence de la pensée.


Certains critiques pensent qu’il est possible d’analyser les textes littéraires à partir d’une méthodologie mythique, ils aillent jusqu’à affirmer que chaque énoncé contient un ensemble d’images susceptible de faire l’objet d’une sagesse sociale relatant un mythe ancien ou moderne. Ancien lorsqu’il s’agit d’une création collective dilatante et flexible qui se métamorphose en une croyance universelle agissante et fabuleuse. Moderne quand le mythe se présente sous forme d’images fortes incarnant le drame de l’homme actuel, enlisé dans un système de bourse, de robotisations, de machinations, de réseaux communicatifs, de spots publicitaires érotiques… Cette mytho-critique met en relief l’imaginaire qui reste une source inépuisable de sens dans la mesure où le fictif nous habite, notre moitié est égarée au-delà du réel, au-delà du vécu : c’est pour cela qu’il est difficile de comprendre l’être humain, qui se distingue des autres créatures par un esprit et un cœur indécis entraînant la raison dans un gouffre inexplicable.


Le texte littéraire est construit ainsi, selon des principes mythiques qui relèvent de l’imaginaire, il suit une organisation dramatique qui transcende les esprits à partir des personnages fictifs, des protagonistes surnaturels, des transgressions spatiotemporelles, socioculturelles, politiques réelles ou irréelles, des rapports ordinaires ou utopiques… Tous ces éléments suivent une structure énonciative précise qui met en valeur la liaison : émetteur/récepteur relatée par un schéma discursif, qui gère les relations entre les narrataires et les narrateurs en visant souvent les lecteurs qui doivent subir ou assumer le pacte ou l’impact de leur acte de lecture.


Chaque texte littéraire s’imprègne du mythique puisqu’il est répétitif, il trace une idée, qui progresse selon une dynamique incarnant cette force appelée parfois la mise en abyme ou le récit dans le récit qui peut faire l’objet de répétitions, de retour de séquences…


Ce recours aux mythes dans l’explication ou dans la création des textes littéraires indique ce poids de l’imaginaire dans l’élaboration et la construction du sens. Le choix du mythe est dû à son importance et sa pesanteur socioculturelle, politique… Le mythe est polysémique, éternelle, chargée d’une sagesse universelle.


Nous pensons également que l’idée d’expliquer les textes littéraires selon des régimes diurnes et nocturnes est intéressante, car l’élasticité du tems rejoint la multitude de l’espace. Ces deux facteurs constituent le trajet de l’action et de l’idée dans toutes ses dimensions. Ces régimes présentent un système à part où l’imaginaire s’entremêle au réel. De là le fait de parler d’une perception objective n’est qu’une illusion. En effet, notre vie en elle-même n’est qu’une suite de jours et de nuits où le rêve frôle le réel sans jamais se rencontrer. Cette isotopie illustre, en quelque sorte, cette dualité de l’esprit humain divisé par les émotions, ravagés par les passions et réglé par la logique scientifique et juridique.


L’home est le conscient mais aussi l’inconscient, c’est cette force de s’accrocher à la vie par l’invention, le travail…Mais aussi ce feu de passion, d’amour, de pulsions. L’homme est cette poussée de rêves, d’espérances, de l’imaginaire qui nourrissent le succès. L’homme s’épanouit à travers son imagination fertile : un enfant par exemple, construit son monde fantastique où le démoniaque et l’angélique s’entremêlent pour développer une vision d’ensemble prise du vécu.


L’imaginaire n’est pas seulement cette image féérique qui orne les textes, c’est cette énergie énigmatique qui meuble le vide psychique ou sentimental.


L’imaginaire est le repos de l’âme et la tranquillité de la raison. L’imaginaire c’est le miroir d’un monde camouflé qui cherche ses incarnations et ses formes au cœur même du réel.


L’homme est corps et âme, ses inventions sont le fruit de son imagination : les sous-marins étaient pour Jules Verne un rêve, la science a pu réaliser ce rêve. Les conquêtes spatiales étaient de la pure magie ou de la science fiction, aujourd’hui tout le monde en parle comme s’il s’agit d’une chose naturelle. L’homme a longtemps voulu voler et à présent les avions volent à sa place…A vrai dire, le premier pas vers l’invention c’est l’imagination littéraire.


Nous croyons que la méthodologie de l’imaginaire doit être prise au sérieux puisqu’elle peut très bien constituer une véritable exploitation des textes littéraires et un vrai champ d’investigation pour les lecteurs qui cherchent l’épanouissent spirituelle et culturelle, car derrière un esprit sain il y a toujours un cœur rêveur.


Derrière le désordre d’une image, il ya souvent l’ordre d’une logique rationnelle. En effet, rien n’est antérieur à l’image littéraire.


Les recherches actuelles essayent d’analyser l’œuvre littéraire à travers l’imaginaire du lecteur réel qui doit retravailler l’œuvre en fonction de sa réception du texte. L’acte de lecture à présent devient une découverte de soi et une reproduction du texte littéraire. A partir de l’activité fictionnalisante du lecteur nous pouvons aboutir à une nouvelle manière d’approcher et d’étudier le texte littéraire.


2002-2003/ Université de Toulouse II le Mirail (France)



Nadia Birouk
  • 3. Nadia Birouk (site web) | 03/06/2011
Auteur : Nadia BIROUK
Un siècle d’échecs scolaires

L’école est un établissement éducatif où l’enfant peut exercer ses habiletés et où il peut communiquer avec l’Autre. Il est facteur de socialisation et une boîte d’information (de toutes sortes) et de culture.
L’école peut aider l’élève à s’épanouir comme elle peut le détruire et le déstabiliser au niveau de son avenir socioculturel. Nous parlons souvent de l’échec scolaire et ses effets sur l’apprenant. Nous irons jusqu’à dire que notre siècle est un siècle d’échecs scolaires. En quoi consistent-ils ? Comment parviendrons nous à délimiter ce phénomène dont souffre la plupart des pédagogues et des sociologues ? Quelles en sont les causes ? Et quelles en sont les conséquences ?

Qu’est qu’un échec ?
Selon Le petit Robert, l’échec est le fait de rater ou de manquer quelque chose. C’est le fait de ne pas réussir, faire des efforts pour rien ou ne rien faire tout simplement. Cette définition demeure superficielle puisque l’échec varie d’un individu à un autre et d’une situation à une autre. C'est-à-dire que l’être humain, durant toute sa vie, ne fait que subir un ensemble de faits où l’erreur, l’expérience, l’ignorance, la réussite, l’échec… s’entremêlent pour construire sa personnalité et pour qu’il puisse coexister avec ses semblables. C’est l’Autre qui nous conditionne et qui juge nos actes. C’est l’Autre qui détermine nos critères de l’échec ou de la réussite. En effet, chaque acte individuel est défini socialement. Nous ne pouvons dissocier le comportement de l’être humain de son existence sociologique car ses comportements, quoiqu’ils soient individuels, sont indiquer par l’Autre. L’échec en général est un résultat négatif condamné par la société. En quoi consiste alors, l’échec scolaire ? Où se manifeste-t-il ? Comment le définir ?

L’échec scolaire
Définitions
Les conditions sociales influencent l’apprentissage scolaire parfois négativement. Nous parlons dans ce cas, de l’inadaptation scolaire comme étant un objet sociologique qui entraîne l’échec scolaire ce qui a amené les pédagogues en France à étudier ce phénomène.

Pour construire sociologiquement la clinique des inadaptations scolaires, nous nous sommes appuyés dans notre interprétation sur les thèses développées par Bourdieu et Passeron dans La Reproduction. Dans une formation sociale où l’école est un moment obligé de pédagogique qui lui est spécifique, l’arbitraire culturel que les rapports de force entre groupes et classes constitutives de cette société, ont mis en position dominante. La fréquence et l’intensité des ’’échecs scolaires’’ propres à chaque groupe et classe, y sont une fonction des différences que leurs arbitraires culturels présentent avec celui que l’école impose. Autrement dit, plus ces différences sont importantes, plus les enfants sont prédisposés à ’’échouer.’’ Patrice Pinell, Markos Zafiropoulos, un siècle d’échec scolaire (1882-1982),p.13.

La différence entre l’espace familial et l’espace scolaire relate l’échec scolaire qui reste le résultat logique de ce contraste. Nous pouvons définir l’échec scolaire comme étant une crise de l’enseignement qui ne prend pas en considération la société qui présente, en elle-même, tout un système éducatif des valeurs, des savoirs qu’il a pour charge de transmettre une culture(un patrimoine), une autre vision de voir et de qualifie l’Autre…

Théories et études
Plusieurs recherches étaient faites dans ce sens, à titre d’exemple ’’la découverte’’ des inadaptations scolaires de Patrice Pinelle et Markos Zafiropoulos qui est un phénomène récent, contemporain dû à la naissante de la psychopédagogie. Notamment, la ’’clinique des échecs scolaires’’ caractérise les premières études d’écoliers issus des ’’classes sauvages’’ de la société. Elles incarnent les études des frontières, voire les limites de la mission civilisatrice de l’obligation scolaire. Ce qui nécessite un enseignement spécialisé :(les classes de perfectionnement). Cet essai médico-pédagogique en France se démarque par l’élaboration d’un nouveau corpus théorique qui tient compte des études de A. Binet qui trouve que le classement des individus est fondé sur l’inégalité de leurs aptitudes intellectuelles. Ce point de vue ou ce résultat fait apparaître le sujet ’’débile’’ comme ’’l’avatar malheureux d’une conception moderne de l’homme’’. Ce qui n’est pas toujours exacte.[1]
Actuellement l’enseignement a subi des transformations systématiques énormes qui ne font qu’aggraver, parfois, les inadaptations scolaires qui s’accroissent et se diversifient. Les psychiatres – psychanalytiques ainsi que les sociologues occupent donc les positions dominantes. Nous parlons également, des études socio-historiques qui essayent de clarifier la notion de l’échec scolaire et de chercher ses origines historiques. Les spécialistes du secteur ne sont pas seulement mus par une volonté de chercher la vérité, mais par un souci de trouver les solutions convenables en tirant profit des lacunes socio-historiques qui bloquent l’apprentissage ou qui entraînent l’échec scolaire, voire social.
D’ailleurs, depuis la révolution française (1789), la question scolaire y est un enjeu décisif du rapport de force entre les différentes fractions des classes dominantes ce qui a donné libre cours aux études et aux théories sociologiques…

Les causes de l’échec scolaire
Causes affectives
La famille est la première société qui constitue les individus. Le premier lieu éducatif qui influence en grande partie l’avenir scolaire de l’apprenant, voire son avenir social (soit négativement, soit positivement). Un enfant ne fait qu’imiter ses parents dans leurs moindres actions. Si ces derniers ne tiennent pas compte du niveau affectif de leur enfant et de l’importance de l’orienter vers son bien ou vers lui-même ; s’ils ne font pas leur mission éducative comme il le faut ; s’ils ne préparent pas leur enfant psychiquement et physiquement à affronter l’école, ils provoqueront automatiquement l’échec scolaire de leur petit : vu la distance flagrante entre le milieu familial et le milieu scolaire…

Causes cognitives
Pour Jean Furri et Jean-Paul Gourévitch[2], l’échec scolaire est dû à l’inefficacité de l’information scolaire : l’échec, selon eux, est le résultat du contenu (présenté à l’école) qui ne répond pas aux besoins réels des élèves et qui ne répond pas à leurs centres d’intérêts. D’ailleurs, la culture programmée dans les écoles est imposée aux élèves. Par contre, la société est un champ ouvert de culture. Ce qui provoque l’inégalité des chances dans un système qui impose un savoir contradictoire au quotidien.

D’un point de vue plus pragmatique en tout cas, force de constater que l’enseignant aujourd’hui n’est plus à faire autorité en matière de culture, la télévision, la radio, [l’internet], les journaux, l’affiche publicitaire sont eux aussi ’’transmetteurs reconnus de culture’’ (…) La culture médiatique existe à la mesure de la diversité des supports qui la diffusent…[3]

Nous pouvons parler dans ce cas, de l’inadaptation scolaire due au savoir présenté à l’école. Ce dernier reste démotivant dans la mesure où il n’implique pas l’élève. Nous ne parlons plus, actuellement, des capacités ou des compétences cognitives, car les études prouvent que chaque individu a des habiletés et des compétences qui lui sont propre et que le fait de parler des débiles ou des avatars demeure sans fondement scientifique. En effet, le progrès prive l’enseignant du privilège d’être le maître de l’information.

Causes organisationnelles
Le système scolaire tel quel est conçu par le gouvernement est souvent subjectif dans la mesure où il dépond des besoins politiques comme il entrave la création personnelle. Tout est dicté par le gouvernement : les programmes, les méthodes, les stratégies, les supports et même le temps prévu pour chaque activité ce qui ploque le professeur et ce qui démotive l’élève. Les manuels et mêmes les œuvres ne présentent aucun champ d’investigation comme ils déstabilisent et délimitent l’apprentissage. Quand l’école véhicule l’idiologie politique, quand elle incarne une crise profonde d’autorité dogmatique… Derrière ces résistances des systèmes pesants, hiérarchiques descendants du vécu politique se cachent l’Echec scolaire. L’école doit être décentralisée, autonome. Il faut retrouver le sens du quartier, du territoire de l’espace. C’est-à-dire que l’école doit tourner le dos aux règles traditionnelles. Elle doit adopter un système qui convient son entourage et sa politique. Les contraintes institutionnelles demeurent la condition principale des échecs scolaires…

Causes matérielles
Dès le 19ème siècle l’enseignement est devenu une entreprise dont-on parle de rentabilité. Tout le monde affirme que l’école doit poursuivre un système économique de rendements. L’école demande des outils précis et un système dont-on parle de la gestion économique. Les parents mêmes ne renvoient leurs enfants à l’école que pour garantir à ces derniers un emploi convenable. Lorsque le nombre des chômeurs augmente les jeunes ne s’intéressent plus à l’école. Ils disent tous qu’il s’agit d’une perte de temps et d’argent. Ce qui provoquent leur échec scolaire. Les pauvres aussi ne peuvent poursuivre leurs études malgré leurs talents ce qui détruit leur avenir et bloque leurs compétences. De plus, les établissement publiques ne peuvent subvenir aux besoin des élèves qui souffrent généralement d’un niveau instable et bas…




Il y a également d’autres causes. Notamment les causes communicatives[4] qui demeurent une forme de socialisation orientant les élèves vers de différents codes de la parole. La moindre perturbation à ce niveau, peut entraîner évidemment l’échec scolaire… L’ensemble de ces conditions participent à la condamnation de l’avenir de l’apprenant. Toutefois, parfois, ces problèmes peuvent pousser un élève à obtenir de bons résultats lorsqu’il conçoit le savoir comme un refuge, comme un moyen de délivrance.


Les conséquences néfastes de l’échec scolaire
L’échec scolaire introduit des maladies sociales de graves conséquences. Notamment : les crimes, les ’’débiles,’’ le chômage, l’incompréhension de l’Autre, la non- communicabilité, la solitude, l’exclusion… La société ne peut accepter ceux qui échouent. Parfois, l’échec scolaire veut dire la même chose que l’échec social tant qu’on considère l’école comme étant la clef qui ouvre toutes les portes. Elle est même le seul moyen, actuellement, qui importe le plus. L’échec scolaire entraîne l’élève ’’qui a échoué’’ dans une impasse et bloque ses capacités dans la mesure où il menace son avenir tout entier.
L’échec scolaire peut élargir l’écart entre les classes sociales et aggraver la différenciation entre les individus. Le progrès ne peut avoir lieu dans ce sens, le développement diminue au fur et à mesure dans l’absence d’une bonne éducation, voire dans l’absence de la réussite scolaire. L’échec scolaire a des conséquences néfastes puisqu’il peut détruire l’individu moralement et socialement comme il peut causer d’énormes dégâts économiques, éducatifs, sociaux, politiques qu’on ne peut résoudre. L’échec scolaire est un phénomène horrible qui reste le problème du siècle dans la mesure où les études s’accroissent et se multiplient sans cesse afin de résoudre ce problème.
Conclusion
L’école ne peut plus se plier sur elle-même. Nous aspirons à des échanges avec le monde extérieur, avec toutes ses diversités. Cette ouverture est nécessaire pour créer une médiation entre la société et l’école comme moyen de socialisation.
Il faut découvrir l’environnement social et naturel de l’école en voyageant vers l’Autre. Les enseignants doivent établir une ’’collaboration effective’’ avec les parents d’élèves qui doivent s’associer aux projets de l’équipe éducative. L’éducation doit être technologique pour qu’elle soit une réflexion sur les modifications entraînées dans le processus d’apprentissage et dans une situation pédagogique non politique. Comme il faut revoir la situation des écoles, la qualité des programmes et surtout l’effectif des élèves en classes qui peuvent entraver toute réforme dans ce sens.
L’échec scolaire reste la problématique du siècle qui nécessite des recherches sur terrain des études approfondies et sérieuses pour trouver des véritables solutions à ce phénomène sociale et pour éviter de reproduire l’inégalité sociale, au moins, au niveau cognitif.


Ecrit le : Le jeudi 21 Mai 1998
Diffusé : Le : Lundi 14-12-2009


Bibliographie
. Patrice Pinell, Markos Zafiropoulos, Un siècle d’échecs scolaires, les éditions ouvrières, Economie et humanisme, Paris, 1993
. Basil Bernstein, Langage et classes sociales, Minuit, Paris, 1975
. Jean Furri, Jean-Paul Gourévitch, Bernard Benattar, Le Métier d’enseigner, Fleurs, Education et société, 1987.
. Le Petit Robert, Paris, 1998.




[1] . Patrice Pinell, Markos Zafiropoulos, Un siècle d’échecs scolaires, les éditions ouvrières, Economie et humanisme, Paris, 1993, p.17.
[2] . Jean Furri, Jean-Paul Gourévitch, Bernard Benattar, Le Métier d’enseigner, Fleurs, Education et société, 1987, p.109.
[3] . Op.cit., p.109.
[4] . Basil Bernstein, Langage et classes sociales, Minuit, Paris, 1975, (p.231-232)





Nadia Birouk
  • 4. Nadia Birouk (site web) | 03/06/2011
Académie régionale de SOUSS MASSA DARRA
1ère année. Bac, Sciences et Lettres
Année scolaire : 2009-2010
Langue française------------------------------EXAMEN BLANC-------------------
Texte

Le dîner était délicieux, un mets que je préférais entre tous : des pieds de mouton aux pois chiches. Nous mangeâmes copieusement. La table débarrassée, ma mère nous servit du thé à la menthe et parla des menus événements de la journée. Mon père sirotait son thé et répondait rarement. La lumière baissa une seconde, ma mère moucha la bougie avec une paire de ciseaux rouillés. Elle profita pour déclarer que les bougies devenaient de moindre qualité, qu’il en fallait une tous les trois jours et que la pièce paraissait lugubre avec tous ces ombres qui s’amassaient dans les angles.

-Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole, dit-elle pour conclure.

Ces propos laissaient mon père dans une indifférence totale. Mes yeux brillaient de curiosité. J’attendais son verdict. J’admirais intérieurement l’habilité de a mère. Je fus déçu. Sans commentaire, mon père se prépara pour dormir. Je gagnai mon lit. Je rêvais cette nuit d’une belle flamme blanche que je réussis à tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en diamant.

Le lendemain, à mon retour du Msid pour le déjeuner, je sautais de joie et de surprise lorsque je découvris, accrochée au mur de notre chambre, bien au centre, une lampe à pétrole identique à celle de notre voisine.

Le matin, Driss le teigneux, en venant chercher le couffin pour les provisions, l’avait tendue à ma mère. Il avait fait emplette en outre d’une bouteille de pétrole et d’un entonnoir.

La Chouaffa qu’on appelait « tante Kenza » monta

Admirer notre acquisition, nous souhaita toutes sortes de prospérités. Ma mère rayonnait de bonheur. Elle devait trouver la vie digne d’être vécue et le monde peuplé d’êtres d’une infinie bonté.

Elle chantonnait, gourmandait avec tendresse un chat efflanqué, étranger à la maison, riait pour un rien.

I. Compréhension : 10 points

1/ Recopiez et compléter le tableau ci-dessous : 1(pt)
Titre de l’œuvre
Date de parution
Genre de l’œuvre
Auteur

2/ Situez le texte par rapport à l’œuvre dont-il est extrait. (2 points)

3/ Quelle est l’attitude du père vis-à-vis du discours que tient sa femme sur la lampe ? Justifiez votre réponse en citant le texte. (1point)

4/ Dites pourquoi l’enfant est déçu. (1 point)

5/ Dites quelles figures de style sont employées dans ce qui est écrit en gras et en italique dans le texte. (1 point)

6/Le type de discours (rapporté) utilisé par Lalla Zoubida pour inciter son mari à acheter la lampe à pétrole est plutôt :

a. Injonctif ? b. argumentatif ? c. Prescriptif ?

a. Recopiez la bonne réponse.

b. Justifiez votre réponse en citant deux exemples pris dans le texte. (1pt)

7/Identifiez le temps et la valeur des verbes soulignés dans le dernier paragraphe (1pt)

8/ a. Quel est le champ lexical dominant dans le texte ? (1pt)

b. Relevez quatre termes appartenant à ce champ lexical. (1pt)

II. Production écrite : 10 points
Sujet : Votre mère tente de convaincre votre père pour acheter un objet (télévision LCD, lave-vaisselle, voiture…) Imaginez son discours.

*Présentation de la copie…………………………………………… 1pt

*Respect de la situation de communication……………….. 2pts

*Qualité de la langue…………………………………………………..3pts

* Originalité des idées………………………………………………….2pts

*Utilisation judicieuse des articulateurs………………………2pts

Correction
I. Compréhension (10 points)

1/ Recopiez et compléter le tableau ci-dessous : 1(pt)
Titre de l’œuvre; La Boîte à Merveilles
Date de parution: 1954
Genre de l’œuvre : Roman autobiographique /autobiographie /récit autobiographique
Auteur: Ahmed Sefrioui

2/ Situation : (1pt)
Le texte qui nous intéresse ici est un extrait du roman autobiographique d’Ahmed Sefrioui, La Boîte à Merveilles publié en 1954.

Après avoir découvert la lampe à pétrole chez Fatma Bziouya, Lalla Zoubida se voit mieux placée pour en avoir une elle aussi, c’est pourquoi elle tente de convaincre son mari afin de l’acheter.

3/ Le discours de Lalla Zoubida laisse son mari indifférent. (1pt)
Justification : « Ces propos laissaient mon père d’une indifférence totale. » (1pt)

4/ Il est déçu car son père qui n’a pas réagi comme il le souhaitait : donner un verdict ou son jugement. (1 pt)

5/ Les figure de style. (1pt)

Je rêvais cette nuit d’une belle flamme blanche que je réussis à tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en diamant : personnification. (1/2pt)

Elle chantonnait, gourmandait avec tendresse un chat efflanqué, étranger à la maison, riait pour un rien. : Enumération. (1/2pt)

6/ a. Discours argumentatif. (1pt)

b. Exemples : (1pt)
· Les bougies devenaient de moindre qualité.
· Il fallait une bougie tous les trois jours.
· La pièce paraissait lugubre.
· Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole.

7/ Les verbes soulignés dans le dernier paragraphe sont au passé simple. (1/2pt)

Ils expriment deux actions successives et brèves. (1/2pt)

8/a. Le champ lexical dominant dans le texte est celui de l’éclairage ( sinon, acceptez les équivalents comme par exemple »lumière », etc. (1pt)

b. Lumière, bougie, une lampe à pétrole, flamme…

II. Production écrire : (10 points)

Les corrections sont tenues de prendre en considération dans leur évaluation globale les éléments ci-dessous :

*Présentation de la copie…………………………………………… 1pt

*Respect de la situation de communication……………….. 2pts

*Qualité de la langue…………………………………………………..3pts

* Originalité des idées………………………………………………….2pts

*Utilisation judicieuse des articulateurs………………………2pts





--------------------------------------------------------------------------------Académie régionale de SOUSS MASSA DARRA


Examen blanc 2010 avec corrigé
Niveau : 1ère Année du cycle du Baccalauréat
Matière : FRANÇAIS


TEXTE

Un silence. Ils se regardent.
CRÉON : Pourquoi as-tu tenté d'enterrer ton frère?
ANTIGONE : Je le devais.
CRÉON : Je l'avais interdit.
ANTIGONE, doucement. : Je le devais tout de même. Ceux qu'on n’enterre pas errent éternellement sans jamais trouver de repos. Si mon frère vivant était rentré harassé d'une longue chasse, je lui aurais enlevé ses chaussures, je lui aurais fait à manger, je lui aurais préparé son lit…. Polynice aujourd'hui a achevé sa chasse. Il rentre à la maison où mon père et ma mère, et Etéocle aussi, l'attendent. Il a droit au repos.
CRÉON : C'était un révolté et un traître, tu le savais.
ANTIGONE C'était mon frère.
CRÉON : Tu avais entendu proclamer l'édit aux carrefours, tu avais lu l'affiche sur tous les murs de la ville ?
ANTIGONE : Oui.
CREON : Tu savais le sort qui y était promis à celui, quel qu'il soit, qui oserait lui rendre les honneurs funèbres ?
ANTIGONE : Oui, je le savais.
CREON : Tu as peut-être cru que d'être la fille d'Œdipe, la fille de l'orgueil d'Œdipe, c'était assez pour être au-dessus de la loi.
ANTIGONE : Non. Je n'ai pas cru cela.
CRÉON : La loi est d'abord faite pour toi, Antigone, la loi est d'abord faite pour les filles des rois !
ANTIGONE : Si j'avais été une servante en train de faire sa vaisselle, quand j'ai entendu lire l'édit, j'aurais essuyé l'eau grasse de mes bras et je serais sortie avec mon tablier pour aller enterrer mon frère.
CRÉON : Ce n'est pas vrai. Si tu avais été une servante, tu n'aurais pas douté que tu allais mourir et tu serais restée à pleurer ton frère chez toi. Seulement tu as pensé que tu étais de race royale, ma nièce et la fiancée de mon fils, et que, quoi qu'il arrive, je n'oserais pas te faire mourir.
ANTIGONE : Vous vous trompez. J’étais certaine que vous me feriez mourir au contraire.


I-COMPRÉHENSION : (10 points )


1- Identifiez le texte en remplissant le tableau suivant : 1/4pt×4
Titre de l’œuvre Auteur Siècle Date de publication


2- a- A quel genre appartient le texte ? 1/2pt b- Justifiez votre réponse à partir du texte. 1/2pt


3- Situez le texte par rapport à l’œuvre. 1pt


4- Relevez et présentez les deux personnages du texte de la manière suivante :


a- Le premier personnage :……………/……………………….. 1/4pt×2
b- Le deuxième personnage :………/……………………… 1/4pt×2


5- Que reproche Créon à Antigone ? Recopiez la bonne réponse. 1/2pt×2
Justifiez-la à partir du texte :

a- Antigone est sortie sans la permission de Créon.
b- Antigone était une servante.
c- Antigone a défié la loi de Créon en voulant enterrer son frère.


6- a- Pourquoi Antigone doit-elle enterrer Polynice ? 1/2pt
b- Pourquoi Créon refuse-t-il d’enterrer Polynice ? 1/2pt

Répondez à partir du texte.


7- Quel caractère d’Antigone se dégage du texte ? Justifiez votre réponse 1pt+1/2pt


8- Relevez deux mots relatifs aux champs lexicaux de la mort et de la justice 1/4pt×4

La mort La justice
1…………………….2……………………… 1………………………2…………………….


9 - D’après votre lecture de la pièce, quelle est l’origine du conflit entre Antigone et Créon? 1.5pt




II - PRODUCTION ÉCRITE (10 points)

Sujet :
Certains parents pensent qu’il ne faut pas donner une grande liberté aux jeunes.
Rédigez un texte dans lequel vous exprimez votre point de vue sur cette idée en l’appuyant par des arguments.


Lors de correction, on tiendra compte des éléments suivants :

- La conformité au sujet.
- La présentation du texte et cohérence.
- La richesse et l’originalité des idées.
- La qualité et la correction de la langue.


CORRECTION



I-COMPRÉHENSION :(10 points)


1- Identifiez le texte en remplissant le tableau suivant : 1/4pt×4
Titre de l’œuvre Auteur Siècle Date de publication
Antigone Jean Anouilh 20 1942 ou 1944


2- a/ Pièce de théâtre / Tragédie moderne 1/2pt
b/ Dialogue / la didascalie / Noms des personnages 1/2pt


3- Situation : Antigone a essayé d’enterrer Polynice et elle s’est faite arrêtée par les gardes.
Emmenée à Créon, il l’interroge sur son acte. (Accepter toute réponse pertinente) 1pt


4- Relever et présenter les personnages :
a/ Créon : roi de Thèbes / Oncle d’Antigone……. 1/4pt×2
b/ Antigone : Fille d’Œdipe / Princesse de Thèbes / Sœur d’Ismène….. 1/4pt×2


5- c- Antigone a défié la loi de Créon en voulant enterrer son frère. Justification :
Pourquoi as-tu tenté d'enterrer ton frère? / Je l'avais interdit. 1/2pt×2


6- a/ C’est son devoir de sœur (je le devais) 1/2pt
b/ Il considère Polynice comme un traître, un révolté (C'était un révolté et un traître) 1/2pt


7- •Déterminée / Orgueilleuse 1pt
• La fille de l’orgueil d’Œdipe / être au dessus de la loi…… 1/2pt
(Acceptez toute bonne réponse)


8- Je relève deux mots relatifs aux champs lexicaux de la mort et de la justice 1/4pt×4

La mort: 1. enterrer 2. Funèbres

La justice: 1. L’édit 2. La loi

9- L’origine du conflit : Après la mort d’Etéocle et de Polynice, Créon devient roi de Thèbes. Il donne son ordre d’enterrer Etéocle, de laisser le cadavre de Polynice pourrir sous le soleil et menace de punir de mort quiconque violera sa loi. Antigone s’oppose à cet ordre : elle tente d’enterrer son frère et entre en conflit avec Créon 1.5pt



II - PRODUCTION ÉCRITE (10 points)


Sujet : Certains parents pensent qu’il ne faut pas donner une grande liberté aux jeunes.
Rédigez un texte dans lequel vous exprimez votre point de vue sur cette idée en l’appuyant par des arguments.

Lors de correction, on tiendra compte des éléments suivants de manière à éviter le recours injustifié à l’appréciation « Hors-Sujet »

- La conformité au sujet. (2pts)
- La présentation du texte et cohérence. (3pts)
- La richesse et l’originalité des idées. (3pts)
- La qualité et la correction de la langue. (2pts)








Nadia Birouk
  • 5. Nadia Birouk | 03/06/2011
Académie régionale de SOUSS MASSA DARRA
1ère année. Bac, Sciences et Lettres
Année scolaire : 2009-2010
Langue française------------------------------EXAMEN BLANC-------------------
Texte
Le dîner était délicieux, un mets que je préférais entre tous : des pieds de mouton aux pois chiches. Nous mangeâmes copieusement. La table débarrassée, ma mère nous servit du thé à la menthe et parla des menus événements de la journée. Mon père sirotait son thé et répondait rarement. La lumière baissa une seconde, ma mère moucha la bougie avec une paire de ciseaux rouillés. Elle profita pour déclarer que les bougies devenaient de moindre qualité, qu’il en fallait une tous les trois jours et que la pièce paraissait lugubre avec tous ces ombres qui s’amassaient dans les angles.

-Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole, dit-elle pour conclure.

Ces propos laissaient mon père dans une indifférence totale. Mes yeux brillaient de curiosité. J’attendais son verdict. J’admirais intérieurement l’habilité de a mère. Je fus déçu. Sans commentaire, mon père se prépara pour dormir. Je gagnai mon lit. Je rêvais cette nuit d’une belle flamme blanche que je réussis à tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en diamant.

Le lendemain, à mon retour du Msid pour le déjeuner, je sautais de joie et de surprise lorsque je découvris, accrochée au mur de notre chambre, bien au centre, une lampe à pétrole identique à celle de notre voisine.

Le matin, Driss le teigneux, en venant chercher le couffin pour les provisions, l’avait tendue à ma mère. Il avait fait emplette en outre d’une bouteille de pétrole et d’un entonnoir.

La Chouaffa qu’on appelait « tante Kenza » monta

Admirer notre acquisition, nous souhaita toutes sortes de prospérités. Ma mère rayonnait de bonheur. Elle devait trouver la vie digne d’être vécue et le monde peuplé d’êtres d’une infinie bonté.

Elle chantonnait, gourmandait avec tendresse un chat efflanqué, étranger à la maison, riait pour un rien.





I. Compréhension : 10 points

1/ Recopiez et compléter le tableau ci-dessous : 1(pt)
Titre de l’œuvre
Date de parution
Genre de l’œuvre
Auteur

2/ Situez le texte par rapport à l’œuvre dont-il est extrait. (2 points)

3/ Quelle est l’attitude du père vis-à-vis du discours que tient sa femme sur la lampe ? Justifiez votre réponse en citant le texte. (1point)

4/ Dites pourquoi l’enfant est déçu. (1 point)

5/ Dites quelles figures de style sont employées dans ce qui est écrit en gras et en italique dans le texte. (1 point)

6/Le type de discours (rapporté) utilisé par Lalla Zoubida pour inciter son mari à acheter la lampe à pétrole est plutôt :

a. Injonctif ? b. argumentatif ? c. Prescriptif ?

a. Recopiez la bonne réponse.

b. Justifiez votre réponse en citant deux exemples pris dans le texte. (1pt)

7/Identifiez le temps et la valeur des verbes soulignés dans le dernier paragraphe (1pt)

8/ a. Quel est le champ lexical dominant dans le texte ? (1pt)

b. Relevez quatre termes appartenant à ce champ lexical. (1pt)

II. Production écrite : 10 points
Sujet : Votre mère tente de convaincre votre père pour acheter un objet (télévision LCD, lave-vaisselle, voiture…) Imaginez son discours.

*Présentation de la copie…………………………………………… 1pt

*Respect de la situation de communication……………….. 2pts

*Qualité de la langue…………………………………………………..3pts

* Originalité des idées………………………………………………….2pts

*Utilisation judicieuse des articulateurs………………………2pts

Correction
I. Compréhension (10 points)



1/ Recopiez et compléter le tableau ci-dessous : 1(pt)
Titre de l’œuvre: La Boîte à Merveilles
Date de parution: 1954
Genre de l’œuvre; Roman autobiographique
Auteur: Ahmed Sefrioui

2/ Situation : (1pt)
Le texte qui nous intéresse ici est un extrait du roman autobiographique d’Ahmed Sefrioui, La Boîte à Merveilles publié en 1954.

Après avoir découvert la lampe à pétrole chez Fatma Bziouya, Lalla Zoubida se voit mieux placée pour en avoir une elle aussi, c’est pourquoi elle tente de convaincre son mari afin de l’acheter.

3/ Le discours de Lalla Zoubida laisse son mari indifférent. (1pt)

Justification : « Ces propos laissaient mon père d’une indifférence totale. » (1pt)

4/ Il est déçu car son père qui n’a pas réagi comme il le souhaitait : donner un verdict ou son jugement. (1 pt)

5/ Les figure de style. (1pt)

Je rêvais cette nuit d’une belle flamme blanche que je réussis à tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en diamant : personnification. (1/2pt)

Elle chantonnait, gourmandait avec tendresse un chat efflanqué, étranger à la maison, riait pour un rien. : Enumération. (1/2pt)

6/ a. Discours argumentatif. (1pt)

b. Exemples : (1pt)
· Les bougies devenaient de moindre qualité.
· Il fallait une bougie tous les trois jours.
· La pièce paraissait lugubre.
· Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole.

7/ Les verbes soulignés dans le dernier paragraphe sont au passé simple. (1/2pt)

Ils expriment deux actions successives et brèves. (1/2pt)

8/a. Le champ lexical dominant dans le texte est celui de l’éclairage ( sinon, acceptez les équivalents comme par exemple »lumière », etc. (1pt)

b. Lumière, bougie, une lampe à pétrole, flamme…

II. Production écrire : (10 points)

Les corrections sont tenues de prendre en considération dans leur évaluation globale les éléments ci-dessous :

*Présentation de la copie…………………………………………… 1pt

*Respect de la situation de communication……………….. 2pts

*Qualité de la langue…………………………………………………..3pts

* Originalité des idées………………………………………………….2pts

*Utilisation judicieuse des articulateurs………………………2pts





--------------------------------------------------------------------------------Académie régionale de SOUSS MASSA DARRA


Examen blanc 2010 avec corrigé
Niveau : 1ère Année du cycle du Baccalauréat
Matière : FRANÇAIS


TEXTE

Un silence. Ils se regardent.
CRÉON : Pourquoi as-tu tenté d'enterrer ton frère?
ANTIGONE : Je le devais.
CRÉON : Je l'avais interdit.
ANTIGONE, doucement. : Je le devais tout de même. Ceux qu'on n’enterre pas errent éternellement sans jamais trouver de repos. Si mon frère vivant était rentré harassé d'une longue chasse, je lui aurais enlevé ses chaussures, je lui aurais fait à manger, je lui aurais préparé son lit…. Polynice aujourd'hui a achevé sa chasse. Il rentre à la maison où mon père et ma mère, et Etéocle aussi, l'attendent. Il a droit au repos.
CRÉON : C'était un révolté et un traître, tu le savais.
ANTIGONE C'était mon frère.
CRÉON : Tu avais entendu proclamer l'édit aux carrefours, tu avais lu l'affiche sur tous les murs de la ville ?
ANTIGONE : Oui.
CREON : Tu savais le sort qui y était promis à celui, quel qu'il soit, qui oserait lui rendre les honneurs funèbres ?
ANTIGONE : Oui, je le savais.
CREON : Tu as peut-être cru que d'être la fille d'Œdipe, la fille de l'orgueil d'Œdipe, c'était assez pour être au-dessus de la loi.
ANTIGONE : Non. Je n'ai pas cru cela.
CRÉON : La loi est d'abord faite pour toi, Antigone, la loi est d'abord faite pour les filles des rois !
ANTIGONE : Si j'avais été une servante en train de faire sa vaisselle, quand j'ai entendu lire l'édit, j'aurais essuyé l'eau grasse de mes bras et je serais sortie avec mon tablier pour aller enterrer mon frère.
CRÉON : Ce n'est pas vrai. Si tu avais été une servante, tu n'aurais pas douté que tu allais mourir et tu serais restée à pleurer ton frère chez toi. Seulement tu as pensé que tu étais de race royale, ma nièce et la fiancée de mon fils, et que, quoi qu'il arrive, je n'oserais pas te faire mourir.
ANTIGONE : Vous vous trompez. J’étais certaine que vous me feriez mourir au contraire.


I-COMPRÉHENSION : (10 points )


1- Identifiez le texte en remplissant le tableau suivant : 1/4pt×4
Titre de l’œuvre Auteur Siècle Date de publication


2- a- A quel genre appartient le texte ? 1/2pt b- Justifiez votre réponse à partir du texte. 1/2pt


3- Situez le texte par rapport à l’œuvre. 1pt


4- Relevez et présentez les deux personnages du texte de la manière suivante :


a- Le premier personnage :……………/……………………….. 1/4pt×2
b- Le deuxième personnage :………/……………………… 1/4pt×2


5- Que reproche Créon à Antigone ? Recopiez la bonne réponse. 1/2pt×2
Justifiez-la à partir du texte :

a- Antigone est sortie sans la permission de Créon.
b- Antigone était une servante.
c- Antigone a défié la loi de Créon en voulant enterrer son frère.


6- a- Pourquoi Antigone doit-elle enterrer Polynice ? 1/2pt
b- Pourquoi Créon refuse-t-il d’enterrer Polynice ? 1/2pt

Répondez à partir du texte.


7- Quel caractère d’Antigone se dégage du texte ? Justifiez votre réponse 1pt+1/2pt


8- Relevez deux mots relatifs aux champs lexicaux de la mort et de la justice 1/4pt×4

La mort La justice
1…………………….2……………………… 1………………………2…………………….


9 - D’après votre lecture de la pièce, quelle est l’origine du conflit entre Antigone et Créon? 1.5pt




II - PRODUCTION ÉCRITE (10 points)

Sujet :
Certains parents pensent qu’il ne faut pas donner une grande liberté aux jeunes.
Rédigez un texte dans lequel vous exprimez votre point de vue sur cette idée en l’appuyant par des arguments.


Lors de correction, on tiendra compte des éléments suivants :

- La conformité au sujet.
- La présentation du texte et cohérence.
- La richesse et l’originalité des idées.
- La qualité et la correction de la langue.


CORRECTION



I-COMPRÉHENSION :(10 points)


1- Identifiez le texte en remplissant le tableau suivant : 1/4pt×4
Titre de l’œuvre Auteur Siècle Date de publication
Antigone Jean Anouilh 20 1942 ou 1944


2- a/ Pièce de théâtre / Tragédie moderne 1/2pt
b/ Dialogue / la didascalie / Noms des personnages 1/2pt


3- Situation : Antigone a essayé d’enterrer Polynice et elle s’est faite arrêtée par les gardes.
Emmenée à Créon, il l’interroge sur son acte. (Accepter toute réponse pertinente) 1pt


4- Relever et présenter les personnages :
a/ Créon : roi de Thèbes / Oncle d’Antigone……. 1/4pt×2
b/ Antigone : Fille d’Œdipe / Princesse de Thèbes / Sœur d’Ismène….. 1/4pt×2


5- c- Antigone a défié la loi de Créon en voulant enterrer son frère. Justification :
Pourquoi as-tu tenté d'enterrer ton frère? / Je l'avais interdit. 1/2pt×2


6- a/ C’est son devoir de sœur (je le devais) 1/2pt
b/ Il considère Polynice comme un traître, un révolté (C'était un révolté et un traître) 1/2pt


7- •Déterminée / Orgueilleuse 1pt
• La fille de l’orgueil d’Œdipe / être au dessus de la loi…… 1/2pt
(Acceptez toute bonne réponse)


8- Je relève deux mots relatifs aux champs lexicaux de la mort et de la justice 1/4pt×4

La mort: 1. enterrer 2. Funèbres

La justice: 1. L’édit 2. La loi

9- L’origine du conflit : Après la mort d’Etéocle et de Polynice, Créon devient roi de Thèbes. Il donne son ordre d’enterrer Etéocle, de laisser le cadavre de Polynice pourrir sous le soleil et menace de punir de mort quiconque violera sa loi. Antigone s’oppose à cet ordre : elle tente d’enterrer son frère et entre en conflit avec Créon 1.5pt



II - PRODUCTION ÉCRITE (10 points)


Sujet : Certains parents pensent qu’il ne faut pas donner une grande liberté aux jeunes.
Rédigez un texte dans lequel vous exprimez votre point de vue sur cette idée en l’appuyant par des arguments.

Lors de correction, on tiendra compte des éléments suivants de manière à éviter le recours injustifié à l’appréciation « Hors-Sujet »

- La conformité au sujet. (2pts)
- La présentation du texte et cohérence. (3pts)
- La richesse et l’originalité des idées. (3pts)
- La qualité et la correction de la langue. (2pts)








ahmed
[l]Image[/img]
Nadia Birouk
  • 7. Nadia Birouk (site web) | 21/01/2011
Bonsoir chers collègues,
Je viens de publier mon quatrième ouvrage dans la maison d'Edition Edilivre à Paris 2011. Le livre s'intitule Modifications. Voilà le lien:
lien:http://www.edilivre.com/doc/24980

Très cordialement



Nadia Birouk
  • 8. Nadia Birouk (site web) | 28/12/2010
Paru dans La Croix du 02/06/2004
Il n'y a pas que les notes qui comptent[i][/i]
"Quelle note as-tu eue aujourd'hui ?". Cette petite phrase rituelle parasite souvent le dialogue des parents avec leurs enfants et avec les enseignants


«Chaque soir, dès que mon père rentre du travail, il nous pose toujours les mêmes questions : "Vous avez révisé pour demain ? Vous avez eu des notes ?'' Et chaque soir, c'est la même chose ! Jamais on ne parle d'infos, des copains», déplore Amélie, 15 ans. Quant à Benoit, 12 ans, il s'inquiète : «Je suis en quatrième, j'ai eu toujours des bonnes notes mais depuis le début de l'année, elles baissent. Je fais de mon mieux, mais j'ai au maximum 12 sur 20. Qu'est-ce que je dois faire pour faire comprendre à mes parents que je fais ce que je peux et qu'ils arrêtent de me gronder ?» Dans ces courriers qu'ils adressent à leur journal Okapi (Bayard Jeunesse), les enfants confient leur désarroi, parfois leur détresse face à l'importance souvent trop grande que revêtent les notes aux yeux de leurs parents (lire pages suivantes). Même s'ils les utilisent, eux aussi, comme mode de communication avec leurs parents.

«À travers cette question des notes, explique Odile Amblard, rédactrice en chef adjointe d'Okapi, ce qu'ils nous disent - et qu'ils n'arrivent pas à dire à leurs parents -, c'est leur crainte de ne pas être à la hauteur. Ce qu'on ressent très fort surtout, c'est qu'en dehors des notes, les parents ne s'intéressent pas à leur scolarité.» Et qu'ils ne s'intéressent pas assez à eux, à ce qu'ils vivent, à ce qu'ils ressentent. Le jugement de la note est trop dur à porter, surtout à l'adolescence quand on doit assumer en même temps les changements de son corps, et un certain mal-être. «Quand les notes tombent, poursuit-elle, c'est comme si leur personne se rétrécissait et n'était plus vue qu'à travers ces chiffres rouges ou noirs écrits sur une copie. Et qui prennent souvent des proportions dramatiques.»

«As-tu eu des notes aujourd'hui ?» C'est à partir de cette petite phrase rituelle, qui a un impact important sur leurs relations avec leurs enfants, leur conjoint, qui a ce pouvoir insensé d'assombrir ou d'ensoleiller les soirées familiales, que les parents de l'enseignement libre (Unapel) ont eu envie de se questionner eux aussi.

«Les notes occupent de fait dans les relations parents-enfants une place de plus en plus importante», confirme Patrice Huerre, psychiatre pour adolescents. «Dans une société de comptables qui vise à tout "objectiver", explique-t-il, une société de performance où on voudrait dès la maternelle que l'enfant soit évalué, le risque existe de réduire l'enfant à ses notes.» Et moins les parents ont de temps à consacrer aux relations avec leurs enfants, plus se renforce l'importance donnée aux signes visibles que sont ces résultats chiffrés.

Du coup, les notes risquent de donner l'illusion de bien suivre les «affaires» de l'enfant, alors qu'on n'en suivrait que les apparences.

Or les apparences sont parfois trompeuses. Certains enfants, poursuit le psychiatre, vont par exemple se «cacher» derrière de bonnes notes, laissant croire à leurs parents que tout va bien puisqu'ils ont de bons résultats : on risque de sous-estimer leurs états d'âme, leurs difficultés, leurs doutes. À l'inverse, d'autres enfants vont manifester leurs troubles à travers de «mauvais» résultats. «Pour l'enfant, c'est un clignotant qu'il allume, inconsciemment, et qui risque d'être pris pour une paresse, une négligence, alors que l'enfant est en train de dire : je ne vais pas très bien.» Les notes, finalement, peuvent être entre parents et enfants des sources de malentendus.

Côté enseignants, on recommence aussi à s'interroger sur leur sens et à mettre en garde contre les jugements qu'elles véhiculent et qui peuvent avoir sur certains enfants des effets délétères.

André Antibi est dans ce domaine particulièrement virulent. Dans La Constante macabre, un livre paru à l'automne et qui a fait du bruit, il démontre comment les enseignants (inconsciemment bien sûr) s'obligent, même s'ils n'ont que d'excellents élèves, à mettre une certaine proportion de «mauvaises» notes «pour être dans les normes». «On nage dans l'irrationnel, il m'a fallu vingt ans d'enseignement pour le découvrir. Mais il s'agit d'un dysfonctionnement énorme (le plus important de notre système éducatif) car il a découragé des générations d'élèves, a conduit à des pertes de confiance et des souffrances inutiles.»

Et André Antibi propose de remplacer les notes par un système d'évaluation par «contrat», assurant que la majorité des enseignants attendent ce « déclic » pour pouvoir exercer enfin leur «vrai métier».

Mais la plupart des enseignants, qui ne reçoivent pas de formation à l'évaluation, ne semblent pas encore prêts à le suivre. Les parents non plus. Car s'ils reprochent aux enseignants de noter trop large, ou trop serré, ou trop injuste..., dès qu'ils s'arrêtent de noter, ils arrivent en courant.

Bertrand Gimonnet, professeur des écoles, maître formateur à l'IUFM de Tours, en fait le constat. «On sait que les notes ne sont pas la panacée, pourtant on les utilise largement et les parents les demandent. Et dès qu'on touche à cette question, on tire un fil qui révèle beaucoup de choses. On touche à l'identité des enseignants : le seul pouvoir qui leur reste, c'est de mettre des notes. On touche aussi à la tradition scolaire des parents, qui ne peuvent pas concevoir qu'on ne mette pas de notes à l'école. Quant aux élèves, ils jouent le jeu, préparant leur bac comme des gestionnaires, en fonction des coefficients.» Et si, dans sa classe de CM1, Bertrand Gimonnet refuse de noter ses élèves, il doit «argumenter» sa démarche auprès des parents et instaurer avec eux un dialogue permanent.

D'autres pensent qu'il n'est pas utile de supprimer le système actuel de notation, à condition qu'on l'humanise. «L'enfant, et plus tard le jeune, estime Patrice Huerre, a besoin de repérages, d'une jauge, et les notes peuvent jouer ce rôle, à condition qu'on les désacralise, qu'on n'en fasse pas la référence unique de son bien-être et de son bien-savoir. Et qu'on fasse toujours la différence entre "être'' et "avoir''.»

«Avoir zéro ne signifie pas être nul, insiste-t-il. Tu n'as pas assez travaillé ne signifie pas "tu es paresseux''. Ce n'est pas la personne qu'on juge, mais ses productions scolaires. Les adultes, dans leur discours, ont le devoir de ne pas confondre les deux.»

C'est aussi l'avis d'Anne Jorro, maître de conférence à l'université d'Aix-en-Provence (en sciences de l'éducation). «La note chiffrée, dit-elle, occupe une place importante dans l'imaginaire social. Et les parents y restent très attachés.» Les enfants baignent dans cette culture : à l'école comme en famille, ils savent eux aussi les utiliser comme objet de tractation, de marchandage. Mais ils sont souvent plus sensibles aux annotations qui les accompagnent, encourageantes ou dévalorisantes, qui les touchent davantage.

Anne Jorro pointe également les appréciations énigmatiques ou «qui n'ont pas d'âme», ce discours banal tenu sur l'enfant (gentil, courageux, un peu dissipé...) qui permet rarement de distinguer ses compétences ou d'identifier ses difficultés, et qui alimente l'incompréhension mutuelle parents-enseignants. Et elle invite à «reconstruire une culture scolaire avec les parents dans une confiance mutuelle», en commençant par s'interroger sur le sens de ces mots clés que l'on ressasse au quotidien : «Travaille, fais un effort, tu n'écoutes pas, tu n'as rien fait...» «Sommes-nous prêts à nous doter d'une culture de l'évaluation avec une éthique ?», se demande-t-elle.

Car, derrière cette question technique de la note, se cache la question de la «valeur» d'un enfant et des valeurs que, nous, adultes, nous voulons lui transmettre.


Christine LEGRAND

Nadia Birouk
  • 9. Nadia Birouk (site web) | 18/10/2010
Orthographe à l’école : le cri d’alarme d’une prof
Lundi 18/10/2010 | Posté par Aude Duval | Partager

Professeur des écoles, Christiane, 52 ans, parle de génération « zapping » pour qui « faire des fautes » en français est anecdotique. Elle souligne les carences des méthodes pédagogiques et croit en une prise de conscience salutaire.

« Les universitaires font le constat que le niveau d'orthographe et d'expression écrite a singulièrement baissé depuis une dizaine d'années, or c'est une clé pour des études et une insertion professionnelle réussies », a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, lundi 4 octobre 2010. Christiane*, 52 ans, professeur des écoles, dresse à son tour, sous couvert d’anonymat, un constat sévère sur la non-maîtrise du français par de nombreux élèves mais aussi, parfois, par certains professeurs sortis d’un « moule » pédagogique prohibant toute notion de sanction ou de faute. Interview.

Quelle a été votre réaction à l’annonce de la mise en place dans les universités de cours de remise à niveau et de maîtrise de la langue française ?

J’ai été la première surprise, quand bien même l’on sait le souci de l’Education nationale de rehausser les exigences et son souhait de retourner aux valeurs fondamentales de l’enseignement.

Qu’est-ce qui, selon vous, explique la mise en place de tels cours ?

Jusqu’à présent le niveau en orthographe n’était pas très exigeant, la culture générale primant. Mais aujourd’hui, on parle de revenir partout à une maîtrise de la langue française de plus en plus pointue.

Peut-on parler de fossé entre le niveau d’aujourd’hui et celui d’il y a trente ans ?

J’ai passé le concours d’Ecole normale en 1973, à la fin de la 3e. Les critères exigés étaient l’excellence en orthographe, grammaire et conjugaison, donc des dictées sans aucune faute. J’ai eu ma première classe en 1979 et déjà c’était la grande époque d’activité de l’éveil. La méthode pédagogique a été dès lors moins axée sur les apprentissages fondamentaux, bien que cela m’ait toujours tenu à cœur.

Est-on devenu laxiste ?

Je ne parlerais pas de laxisme. Il y a plusieurs raisons à la diminution des compétences en orthographe. Le nombre d’heures de français dans la semaine a baissé. Autrefois, le français et les maths primaient sur le reste et on passait beaucoup moins de temps sur l’histoire, la géographie ou les sciences. Ensuite il y a tout ce qui est du ressort de la génération elle-même, génération du zapping, des sms, où les jeunes n’ont pas le sentiment qu’il soit si important que cela de maîtriser l’orthographe.

Les enseignants ne prennent-ils donc pas les mesures nécessaires pour éviter de laisser des jeunes passer le Bac avec des lacunes en français ?

Ce n’est pas qu’ils ne prennent pas les mesures nécessaires, c’est simplement qu’ils n’y arrivent pas. Donc, à un moment donné, l’orthographe n’est plus une priorité parce qu’il y a aussi une forme de lassitude des enseignants face à une récidive des erreurs des enfants. A l’heure actuelle, on met en avant les compétences des enfants, leur acquis si vous voulez. On évalue leur savoir en fonction de ce qu’ils savent faire alors qu’il faudrait évaluer aussi leurs manques. De là une possible dérive : les enfants qui écrivent avec des fautes d’orthographe ne trouvent pas cela si grave.

Quelles conséquences cela peut-il avoir pour l’avenir des jeunes ?

La perte de la valeur de la langue française. C’est pourquoi il faut vraiment revenir sur quelque chose de très structuré, c’est d’ailleurs le but des programmes de 2008 qui remettent à l’honneur les enseignements fondamentaux.

Pensez-vous que les cours de rattrapages proposés à l’université vont vraiment changer les choses ?

Ça changera forcément quelque chose pour ceux qui ont vraiment compris l’enjeu de la maîtrise de la langue française, mais pour ceux qui n’y accordent pas spécialement d’importance, ils ne comprendront pas qu’à un moment donné, au cours de leur vie professionnelle, ils auront besoin de rédiger des lettres de motivation, des textes, des curriculum vitae, etc. Ils ne comprendront pas que c’est une nécessité de maîtriser l’orthographe. Le problème ensuite de ces lacunes, c’est le manque de vocabulaire ou le vocabulaire approximatif. La lecture est aussi très importante mais, comme cela a toujours été, certains aiment lire, pour d’autres ce n’est pas une priorité.

Selon vous, y a-t-il un défaut de compétences et de travail de la part de certains enseignants ?

Les professeurs travaillent beaucoup mais sont confrontés à une multiplicité de disciplines qu’il n’y avait pas auparavant. Dès l’école élémentaire, il y a désormais les langues vivantes, l’histoire de l’art... A cela s’ajoute la suppression de l’école le samedi matin, qui réduit le temps d’apprentissage. On eu aussi une génération d’enseignants qui ne maîtrisaient pas l’orthographe et qui n’ont pas pu servir de modèles aux enfants. Nous nous trouvons donc aujourd’hui dans une sorte d’impasse où il n’est pas utile de progresser en orthographe, l’accent étant mis sur la production d’idées dans l’écrit plutôt que sur la maîtrise de l’écrit. Ce qui louable, mais pas suffisant.

Le système scolaire est-il en déclin ?

Je ne parlerais pas de déclin car il y a une volonté de faire mieux, toujours plus. Il y a beaucoup d’énergie dépensée de la part des enseignants. Ils sont dévoués, polyvalents et travaillent sans compter avec les moyens qu’on leur accorde. Avec un temps réduit, avec des classes surchargées, avec de plus en plus d’enfants de milieux sociaux défavorisés, des enfants en situation de handicap. En plus d’enseigner, nous faisons du social. Les programmes aussi sont de plus en plus ambitieux et surchargés. En plus de l’enseignement de base en élémentaire, il y a les langues vivantes, l’informatique, la sécurité routière, etc. Ce qu’on demande aux enseignants est énorme. Aide personnalisée, différentiation pédagogique, des évaluations pointues et régulières. Ce n’est donc pas le manque de travail des enseignants qui pénalise les élèves.

Comment faire prendre conscience de l’enjeu aux élèves ?

Difficile à dire car on n’a plus une politique de sanction de la faute. Maintenant, on est dans une politique consistant à faire émerger les erreurs des enfants pour y remédier. Auparavant, les enfants étaient extrêmement attentifs aux fautes, parce que le français primait sur tout le reste. Quel que fût l’examen à passer, il fallait avoir une bonne maîtrise de la grammaire, de la dictée. Aujourd’hui, comme l’important n’est plus la faute mais l’erreur qui devient un outil pédagogique, les enfants n’ont plus cette pression les obligeant à être attentifs aux fautes qu’ils commettent, à revenir sur ce qu’ils ont écrit, alors qu’avant c’était systématique. C’est en train de changer, mais la prise de conscience par l’enfant des fautes commises ne se fera pas du jour au lendemain.

Pourquoi a-t-on supprimé cette notion de faute ?

Parce que le mot « faute » a un statut moral. La faute tient de la responsabilité de celui qui l’a faite tandis que les erreurs, tout le monde en fait, ça évite de culpabiliser l’enfant. Mais en le déculpabilisant, on laisse place chez lui à une forme de « zapping ». Il faut aussi que le français soit une matière transversale qui irrigue toutes les autres matières. Les enfants ont du mal à faire le transfert. Une leçon apprise en grammaire ou en conjugaison n’est pas toujours appliquée en histoire par exemple, alors que c’est la même chose.

Quel conseil donneriez-vous aux personnes concernées ?

Aux enseignants, continuez d’y croire, on a un certain nombre de billes entre les mains malgré le manque de temps. On revient, grâce aux nouveaux programmes de 2008 notamment, à des notions précises, on doit être rigoureux, dans la présentation du tableau, du cahier des enfants. La rigueur, ils adorent ça, mais attention à ne pas non plus tomber dans l’esprit de la sanction. Aux enfants, apprenez, attachez-vous aux mots, ayez cette curiosité du mot par la lecture ou dans les phrases entendues, soyez sûr d’avoir bien compris de quoi il s’agit, car le vocabulaire c’est la base de tout. Enfin, je dis aux parents qu’il faut qu’ils aient confiance dans les enseignants. J’ai une grande confiance dans les jeunes professeurs des écoles qui commencent le métier, qui ont compris ce qu’est l’enfant. Ils ont envie de fournir plein d’efforts pour ne pas les mettre en échec.

Propos recueillis par Aude Duval

*Prénom modifié.

Source---http://yahoo.bondyblog.fr/news/201010180004/orthographe-a-l-ecole-le-cri-d-alarme-d-une-prof
Nadia BIROUK
  • 10. Nadia BIROUK (site web) | 13/07/2010
Bonsoir,
C'est avec plaisir que je vous informe de l'édition de deux nouveaux ouvrages chez edifree!
http://www.edifree.fr/doc/5112
L'ombre de la vérité était là!
Par Nadia Birouk
Genre : Poésie
Thème : Thème non précisé, Poésie
Langue : Français
Pages : 70 pages noir et blanc
Format : 134 x 204 mm (roman)
Reliure : Dos carré collé (Broché)
Résumé :
L'horreur

L'horreur de mentir, de sourire, de tout détruire. L'horreur de vivre et de frôler l'enfer ! L'horreur de perdre et de se perdre ! L'horreur de supporter toute cette frustration. L'horreur de ne plus faire confiance aux autres. L'horreur de ne plus croire à l'humain, au bonheur, au chagrin. L'horreur de s'entretuer. L'horreur de jouer le rôle des faux héros ou des faux guerriers. L'horreur de détruire principes
et religions. L'horreur de tout tourner en dérision. L'horreur de vivre une illusion...

J'ai honte! (Poèmes)
L’angoisse souriante
Certes, il y avait de la joie sur leurs lèvres, des larmes douces qui brillaient de reconnaissance et de bonté. J’ai cru pendant ces instants que j’étais la seule qui souffrait ! J’ai senti la chaleur terrifiante de l’enfer terrestre et en même temps j’ai frôlé l’air vierge d’un paradis perdu !
Certes, il y avait une statue d’amour, une fleur sèche, des oiseaux qui ne volaient plus ! Des bébés encore innocents, des femmes obéissantes et des hommes qui se comportaient comme des hommes ! Mais, il y avait aussi des vierges mères, des craintes horribles, des anges sataniques et d’autres dieux qui nous habitent encore ! L’angoisse de vivre, de rire, de dire, de se taire, de jouer ou d’aimer !
L’angoisse de garder pour toujours cette tragédie souriante. Ce drame comique feint et trompant… L’angoisse !
Troisième ouvrage de Nadia BIROUK Chez Edifree.

Très cordialement
Mohamed Aydi
  • 11. Mohamed Aydi (site web) | 09/07/2010
Voici une activité que j'ai menée en classe avec mes élèves et qui effectivement conjuguent le didactique et le culturel.Il s'agit de "la simulation d'un débat télévisé".
A vous d'en juger.

La simulation : Une stratégie attrayante pour produire de l’écrit au lycée

















A la recherche de la motivation des apprenants

















Contrairement à l’enseignement du français sur objectifs spécifiques (FSOS) où l’apprenant a des besoins langagiers précis, l’enseignement du français dans le collège et le lycée ne répond pas à des besoins de formation linguistique pour une communication spécialisée précise, de type professionnel ou autre, sinon au besoin de réussir un devoir ou un examen. De même, cet enseignement, comme chacun sait, est dispensé dans un milieu exolingue, ce qui rend le contact de l’apprenant avec la langue française circonscrit à l’intervention pédagogique de l’enseignant, encore faut-il que cette intervention ne soit pas présentée par cours ex-cathédra et formellement.
Or si un élève ne trouve pas un sens à l’apprentissage proposé, il l’effectuera avec réticence ou pas du tout, d’où la nécessité de rechercher la motivation de l’apprenant car elle est à la base de tout apprentissage. Signalons qu’on ne peut faire agir l’apprenant sans l’impliquer effectivement dans l’acte d’apprentissage; et pour ce faire, il faudrait chercher à le faire exprimer en tant que sujet - personne avant d’être sujet - apprenant, une encyclopédie ambulante, un être humain nourri d’illusions et de désillusions, d’ambitions et de chagrin, d’espoirs et de désespoirs, et non un apprenant - table - rase sur lequel viendrait se greffer un discours professoral émanant d’un type d’enseignement frontal.
Ce n’est donc qu’en faisant appel à la personne de l’apprenant qu’on peut l’intéresser, le susciter, le faire agir par une prise de parole authentique, perdant ainsi de vue le rituel communicatif que lui impose la classe de langue: obligation d’apprendre une langue déterminée.
Avec l’avènement de la pédagogie du projet, l’enseignement/apprentissage du français semble emprunter cette voie: elle postule que c’est en agissant que l’élève se construit, l’incitant ainsi à s’engager dans des activités mobilisatrices en rapport avec son environnement, son vécu, son devenir… C’est une démarche d’apprentissage qui cherche à réconcilier - lorsqu’ils sont saisis comme un ensemble structuré d’objectifs et de moyens pour les atteindre - savoirs sociaux et savoirs scolaires.
Voilà donc une piste qui pourrait éviter à l’enseignant de concevoir les activités pédagogiques en classe autrement qu’un savoir scolaire répétitif et non efficace, comme aiment le répéter certains collègues. Si les manuels scolaires, aussi tristes et aussi frustrants qu’ils soient, limitent chez l’apprenant la part de créativité par les consignes et les directives, ils ne devraient pas le faire pour l’enseignant, appelé par l’esprit des recommandations pédagogiques à faire preuve d’imagination, de flexibilité et d’initiative; car il faut le dire, les thèmes et les démarches pédagogiques proposés dans les manuels ne sont là qu’à titre indicatif et rien ne nous empêche, pour bien cimenter notre projet pédagogique, d’être éclectique: nous sommes entrés dans l’ère du “zapping pédagogique”, l’ère de l’électisme défini comme “la très grande ouverture de l’enseignement/apprentissage” (essai sur l’éclectisme, Didier, collection CREDIF, 1994). Le prêt-à-porter pédagogique n’existe plus.
La pédagogie du projet a ainsi laissé devant les enseignants grandes ouvertes les portes de l’initiative pour travailler avec les apprenants les savoir-faire et les savoir-être avant les savoirs savants: il faut avouer que ces derniers sont devenus actuellement à la portée de tout le monde grâce aux médias toutes catégories confondues. Revenons à nos moutons!
Un apprentissage ne peut être identifié et assimilé que s’il est déjà saisi dans un projet d’utilisation: c’est le processus d’interaction entre l’identification et l’utilisation qui est générateur de compréhension; donc un apprentissage ne s’effectue vraiment et pleinement que si l’apprenant a fait le projet de l’utiliser: être attentif et assimiler un apprentissage en classe revient à dire avoir un projet d’utilisation de ce qu’on est en train de recevoir - apprendre en se mettant en situation d’utilisation… Faute de cette mise en situation, les apprentissages sont évidemment stériles: répéter et mémoriser ne sont guère efficaces si ces opérations ne sont pas sous - tendues par un projet de production finale qui évite et à l’enseignant d’abord et aux apprenants ensuite de procéder par tâtonnements; dans cet esprit, les activités telles que la substitution, l’imitation, la parodie, le pastiche et tant d’autres activités similaires, loin de réduire la liberté et le champ d’action de l’esprit imaginatif de l’apprenant, concourent au contraire à le sécuriser et l’entraîner à la réalisation du projet d’écriture final supposé négocié avec les apprenants dès la première séance de la progression.
Projet pédagogique séquentiel: “Simulation d’un débat télévisé”
L’expérience que je vais vous conter est un travail qui a été réalisé avec mes élèves de la 2ème année sciences expérimentales, il sert donc d’illustration de ce que je viens de dire ci-dessus: c’est un exemple de production écrite dans le cadre d’un projet pédagogique séquentiel, une autre façon, motivante et plus concrète, de concevoir avec les apprenants les activités de production écrite pour développer une compétence rédactionnelle conçue globalement et non saucissonnée et émiettée.
Qu’est-ce que la simulation?
“Nous appelons ici simulation, dans la perspective de la classe de langue, la reproduction simulée, fictive et jouée d’échanges interpersonnels organisés autour d’une situation problème: cas à étudier, problème à résoudre, décision à prendre, projet à discuter, conflit à arbitrer, litige, dispute, débat, situation de conseil… ” (Jeu, langage et créativité J.M Caré et F. Déyser).
Simuler donc entraîne à jouer, à faire “comme si”, à représenter le réel et par conséquent à faire appel aux schémas cognitifs et affectifs de l’apprenant qui devient acteur de son apprentissage avec les autres.
D’une manière générale, on peut dire qu’il y a trois types de simulation:
La simulation fermée (ou contraignante/à canevas): elle est la plus facile et la plus sécurisante aussi bien pour l’apprenant que pour l’enseignant parce qu’elle se pratique à partir d’un canevas préétabli.
La simulation ouverte (ou non contraignante): elle simule des situations de communication plus ouvertes parce que plus imprévisibles. Elle part d’une amorce conversationnelle ou situationnelle pour laisser libre cours à la créativité spontanée de l’apprenant. Elle s’apparente dans une large mesure aux matchs d’improvisation où l’on est en face du vide ou presque, devant l’inconnu, l’imprévu.
La simulation globale : plus ambitieuse que les précédentes, elle consiste à engager les apprenants dans l’invention ou la réinvention d’une partie du monde. L’île, l’immeuble, le village de Jean Marc Caré de Francis Débyser en sont l’illustration exemplaire.
L’expérience que j’ai entreprise avec mes élèves dans ce domaine concerne donc le premier type de simulation, c’est-à-dire la simulation fermée; n’entendez pas par-là la dramatisation d’un texte imposé aux apprenants, mémorisé et récité. Ma contribution dans le travail était de concevoir avec eux les étapes du projet, de mettre à la disposition des élèves les outils nécessaires et de les faire “accoucher”: ce sont eux qui ont tout créé depuis l’enquête auprès des institutions concernées par le problème traité jusqu’à la réalisation définitive du débat télévisé.
Il faut avouer que cette grande motivation émanait aussi du fait que cette simulation serait filmée. L’image, il est vrai, en est pour quelque chose; ce n’est pas étonnant puisqu’on sait que cette dernière tend à supplanter l’écrit, et que les adolescents passent en moyenne une vingtaine d’heures hebdomadaires devant le petit écran.
Enfin, sans vouloir prétendre que l’on peut tout apprendre en simulant, ce qui est certain, c’est que cette approche d’enseignement/ apprentissage d’une langue est d’une vertu pédagogique incontestable parce que les apprenants y trouvent du plaisir d’une part, et surtout, parce qu’elle permet de marier le scolaire et le social.
Les étapes suivies pour la réalisation du projet
Le projet a été proposé aux élèves au début de l’année et plus précisément lors de la dramatisation du texte “halte au gaspillage de l’eau” qui figure dans la première unité didactique du nouveau manuel de français, 2ème année sciences et techniques page 8.
Notre travail consiste à réaliser la simulation d’un débat télévisé, autrement dit une table ronde réunissant des acteurs sociaux, impliqués dans des échanges interpersonnels organisés autour d’une situation problème: les problèmes de l’eau à Chefchaouen.
L’enjeu est donc de taille; mais devant le désir ressenti de briser la monotonie de la classe et de pratiquer, sinon une communication réelle, du moins une communication simulée, les apprenants ont fini par céder à la tentation de jouer le jeu.
Cette volonté de travailler autrement m’a contraint à concevoir sérieusement les grandes étapes du projet puisque, comme chacun sait, la simulation obéit à un canevas relativement précis et réglé à l’avance (simulation fermée).
C’est ainsi que les apprenants vont vivre, pendant huit semaines successives, dans une ambiance débordante d’activités mobilisatrices avec un seul objectif en tête: simuler un débat télévisé sur le problème de l’eau à Chefchaouen, une éducation à la citoyenneté en quelque sorte.
Donc, après deux séances de sensibilisation, de description du projet et de la division des tâches, quatre groupes de 6 élèves ont été formés.
• Groupe des journalistes chargés d’animer le débat.
• Groupe des consommateurs représentant les habitants de la ville.
• Groupe du président de la municipalité et de l’ingénieur représentant les responsables de la gestion de l’eau à Chefchaouen.
• Groupe de l’ONEP représentant l’Office national de l’eau potable.
Donc il y a ceux dont la tâche consistait à faire une enquête pour réunir les données et les informations relatives au problème de l’eau à Chefchaouen, et cela bien entendu auprès des institutions concernées, municipalité et travaux publics; un autre groupe était chargé d’interviewer les habitants, les consommateurs; un troisième censé rechercher le style et les techniques d’animation des débats télévisés; le dernier groupe devait collecter des informations sur le point de vue et les propositions qu’avance l’ONEP pour prendre en charge la gestion de l’eau à Chefchaouen; toutes les séances de la semaine ciblaient et visaient un seul objectif: produire le “scénario” écrit d’un débat télévisé, le jouer et le filmer.
Toutes les informations réunies et enregistrées ont été discutées lors d’un débat relativement authentique; par la suite, les élèves ont visionné des modèles de débats télévisés, tels que “prolémiques” et “la Marche du siècle” de TV5 et “Dialogue” de RTM l’objectif était de se familiariser avec un certain nombre de “savoir-faire” et de “savoir-être” utiles pour la réalisation du débat. Puis à partir d’un exemple de canevas qu’ils ont modifié par la suite, nous avons pu préciser définitivement les objectifs communicatifs de chaque intervenant et les capacités procédurales pour les atteindre.
La phase de rédaction des interventions suivant le canevas établi a duré 4 séances de 2 heures chacune. Nombreux documents écrits étaient mis à la disposition des élèves pour rechercher les moyens linguistiques nécessaires à la formulation de tel ou tel objectif communicatif (une douzaine de différents manuels scolaires).
C’est ainsi qu’au bout de 7 semaines, la rédaction du scénario était achevée. Les élèves participant au projet ont reçu chacun une copie du texte manuel en 25 pages. Des exercices de remaniement et de formulation, ainsi que l’évaluation du produit ont suivi les lectures intégrales du texte.
Puis a commencé le travail sur les didascalies, indications scéniques et capacités comportementales relatives au rôle social joué par chaque élève - acteur, et cela dans le but de filmer le débat vers la fin de la huitième semaine.
Ainsi, à force de répéter pendant plusieurs séances le même scénario, aidés en cela par leur “intérêt, leur application et leur inventivité” ils ont pu en fin de compte donner naissance à leur premier travail de l’année, en présentant cette modeste “simulation d’un débat télévisé” dans le cadre d’un projet pédagogique séquentiel où se sont trouvés réunis et exercés presque tous les objectifs pédagogiques des trois premières unités didactiques; le débat a été donc joué et filmé; le texte écrit aussi bien que le texte filmé (20 mn) sont disponibles au lycée.

En guise de conclusion

Une fois le travail achevé et avant même que les participants aient visionné le fruit de leurs efforts, une question simple leur avait été posée et à laquelle ils devaient répondre par écrit: “Ce travail, que vous a-t-il apporté de plus?”
Dans les réponses fleuves que j’ai eues, j’ai trié quelques idées assurément très significatives:
• A remplir notre temps libre.
• Le courage et la liberté de parler.
• Le plaisir.
• La confiance en soi-même.
• Le climat de détente.
•L’intercompréhension.
• L’enrichissement du vocabulaire.
• Des connaissances “relatives” à l’eau.
D’après ces éléments recueillis dans la réponse des élèves, nous remarquons que l’apport du projet est à dominante affective et non congitive; cela est dû certainement au cadre souple dans lequel évoluaient les élèves et qui favorisait une prise en compte valorisante des valeurs et de la psychologie de la personne-apprenant telle qu’elle est, ici et maintenant, et non telle qu’on souhaite qu’elle soit.
Ainsi, cette situation a facilité réellement l’atteinte d’un certain nombre d’objectifs aussi bien sur le plan pédagogique que sur le plan éducatif.
Au niveau pédagogique et méthodologique, l’apprentissage expérientiel a supplanté l’apprentissage scolaire: les objectifs communicatifs relatifs au débat tels que exprimer un point de vue, se faire comprendre, argumenter, convaincre… etc, sont saisis dans un projet d’utilisation, ludique et simulé, il est vrai, mais pas dans l’intention rituelle de les évaluer pour sanctionner: réussir devient comprendre en action; dans ce type d’apprentissage, l’apprenant focalise son attention sur les fonctions communicatives plus que sur les moyens pour les atteindre, la preuve en est que maintes répliques dans les interventions des élèves ont été spontanées et improvisées.
En outre, le travail en équipe, basé sur le volontariat, a été source de déblocage de motivation: en groupe de six, ils se sont initiés aux techniques de recherche et de documentation, autrement dit à des situations - problèmes: ils sont passés de l’état de consommation du savoir - comprendre pour réussir - à l’état de production de savoir-agir pour comprendre: l’élève ainsi apprend à apprendre.

Au niveau éducatif, le travail a permis une éducation à la vie sociale. Le problème de l’eau à Chefchaouen est un problème d’actualité auquel ils ont été impliqués de très près en allant faire des enquêtes auprès des institutions concernées. Cette action, éducative, difficilement évaluable à cours terme, a une valeur aussi importante que l’action pédagogique: si l’action pédagogique dans ce type de travail visait l’amélioration du niveau de l’élève en langue française par l’opérationnalisation d’un certain nombre d’objectifs communicatifs, l’action éducative avait pour but de préparer l’élève à la vie sociale et cela en reliant ses apprentissages scolaires à son environnement social.
Ce qui est certain, c’est que malgré leurs inégalités scolaires issues de leur hétérogénéité plurielle, et malgré quelques lacunes techniques aisément repérables dans la réalisation vidéo, les participants ont profité considérablement de cette activité de production de l’écrit qui, en réalité, était une pratique ludique mais concrète de la langue en vue de l’apprentissage de celle-ci.


Nadia Birouk
  • 12. Nadia Birouk (site web) | 28/05/2010
Le document d’application des programmes consacré à la littérature au cycle des approfondissements précise les objectifs et les mises en œuvre possibles dont il convient de souligner les points essentiels.
D’abord, rappeler que le principe de la séquence de littérature est relativement stable. Elle s’organise autour d’une œuvre qui peut être courte… Il importe avant tout de donner une unité à la séquence et de parcourir l’œuvre en un temps raisonnable… (un module ne devrait pas durer plus de quinze jours).

La lecture de la littérature ne passe pas par une explication formelle des processus narratif ou stylistique. Il ne s’agit donc pas de considérer les séances de littérature comme des moments d’explication de texte à l’instar de ce qui pourrait se faire au collège ni de s’enfermer dans des exercices sur le schéma narratif par exemple.

En effet, l’appropriation des œuvres littéraires appelle un travail sur le sens … qui n’est jamais donné, [qui] se construit dans la relation entre le texte, le lecteur et l’expérience sociale et culturelle dans laquelle celui-ci s’inscrit. L’expérience de lecteur engage tout lecteur à se donner une attente par rapport aux œuvres nouvelles qu’il aborde.

Il s’agit donc à l’école de développer des compétences de lecteur de littérature, un lecteur attentif non seulement à l’intrigue mais aussi au fonctionnement du texte et capable d’interprétation. Il faut donc penser les moments de lecture comme des situations d’apprentissage.
Pour atteindre cet objectif, la mise en œuvre doit privilégier les échanges oraux qui permettent de mieux comprendre ce qui résiste à une interprétation immédiate… A la fin d’une séquence qui aura permis de parcourir entièrement une œuvre, il importe d’organiser un débat pour mettre à jour les ambiguïtés du texte et confronter les interprétations divergentes qu’elles suscitent. Le recours à l’œuvre reste le critère du travail d’interprétation. Il est absolument nécessaire que l’élève prenne conscience que toutes les interprétations ne sont pas possibles et que certaines peuvent entrer en contradiction avec le contenu même du texte.
Cette place fondamentale accordée aux échanges oraux n’implique pas l’absence des écrits. Bien au contraire, ils sont indispensables car ils permettent à chacun, individuellement, une mobilisation de la pensée. Ils sont à considérer comme des écrits de travail, transitoires, sur lesquels il est toujours possible de revenir. On aura intérêt à les faire figurer dans un cahier spécifique (cahier de littérature comme le cahier d’expériences de « La Main à la pâte »), cahier de brouillon qui garde des traces permettant de penser, de questionner, de chercher, de relire, de confronter…
Dans tous les cas, il faut penser les échanges oraux et les traces écrites comme des dispositifs de questionnement des textes par les élèves et de la lecture qu’ils ont faite.

Le groupe de travail départemental en charge de la maîtrise du langage s’est fixé comme objectif d’aider les enseignants à sélectionner les ouvrages en vue d’établir leurs programmation et progression, à effectuer une première lecture étayée d’éléments littéraires et à permettre aux élèves de s’approprier les œuvres proposées.

Source: http://w8.ac-amiens.fr/inspections/80/maitrise_du_langage/recueil_cycle3.php

Très cordialement


Nadia BIROUK
  • 13. Nadia BIROUK (site web) | 23/05/2010
En quelques mots : C’est quoi un commentaire composé ?

Le commentaire composé est un travail d’analyse qui montre la capacité du lecteur à reproduire, à interpréter un texte. Commenter un texte veut dire, reproduire, dire ce que l’auteur n’a pas pu dire. Il ne faut jamais répéter le texte. La répétition n’est pas un commentaire.

Après avoir situé le texte dans son contexte littéraire, il faut signaler les moments forts dans l’énoncé ou les axes de lecture. Se poser les questions qui peuvent répondre aux attentes du lecteur ou qui dévoilent le « non dit ».

Le développement vient pour expliquer et analyser les axes choisis. Il doit suivre une argumentation précise qui respecte la nature du texte :( roman, poésie, théâtre...) et sa morphologie. Le lecteur doit prendre en considération la pensée de l’auteur comme dans le cas de Candide de Voltaire et ses insinuations. Le lecteur doit identifier le texte et ses particularités. Il doit être capable de déchiffrer les messages et de les comprendre afin de faire une interprétation convenable. Le commentaire se base sur les connaissances, le style, la compréhension, les idées et la qualité des expressions du lecteur...

La conclusion est soit un résumé bref, soit une ouverture qui met en valeur la problématique et donne d’autres dimensions au texte.

Très cordialement
Nadia BIROUK
  • 14. Nadia BIROUK (site web) | 18/05/2010
Surgir du néant de Nadia BIROUK
J'aimerais partager avec vous ces moments!
Je viens de publier mon premier livre dans L'Edition française: Edilivre. Peut être un jour le contenu de ce livre fera l'objet d'une oeuvre étudiée dans les classes marocaines. Pourquoi pas tant que c'est nous qui devons écrire à nos élèves!!!!

Visitez ce lien!

http://www.edilivre.com/doc/20704


Très cordialement
Votre collègue Nadia BIROUK


Le modérateur
  • 15. Le modérateur | 09/05/2010

L'épreuve de l'examen blanc proposée par l'académie Souss Massa Draa donne lieu aux remarques suivantes:
1. l'extrait est bien choisi et constitue l'un des souvenirs fondateurs dans l'oeuvre.
2. la 1ère question est ordinaire et permet de contextualiser l'oeuvre. mais il aurait été préférable d'éviter de demander l'année de parution/publication (info. bibliographique utile certes, mais sans aucune incidence positive sur l'évaluation).
3. il est temps de remettre en question la manière de poser la question relative à la situation du passage dans l'oeuvre, soit en proposant un QCM , ou des items orientés ou des allusions événementielles à partir du texte support. La formulation actuelle est très difficile à réaliser, et à évaluer.
4. pour le champ lexical, il est souhaitable de nommer le thème et demander le repérage des mots y afférents, l'objectif étant d'évaluer la compréhension des réseaux de sens et il n'est pas "juste" de sanctionner les élèves deux fois.
5. les temps du dernier paragraphe sont à l'imparfait, à moins qu'il y ait omission d'un passage.
6. la production écrite ne respecte , dans les critères d'évaluation, ni l'ex référentiel ni le nouveau (voir sur ce même site le référentitel édité cette année).
7. la formulation de la production écrite gagnerait en efficience si elle était plus précise. d'abord, une consigne sur l'imagination supposerait des écrits narratifs/ romanesques...alors qu'une argumentation reposerait sur des situations "intellectuelles" / "polémiques"...ensuite, une situation signifiante pour l'élève devrait le mettre au centre du sujet: au lieu de damander d'imaginer le discours d'un autre, il vaudrait mieux solliciter son implication directe (argumentation qui le concerne directement, qui l'incite à réagir).
8. Le référentiel actuel, qui sera adopté cette année, prévoit, dans la rubrique de compréhension, une ou deux questions (2pts) sur la réaction des élèves (juger, commenter un fait culturel, réagir à une idée/un personnage, ...). il faut y habituer les élèves avant l'examen régional de fin d'année.
merci
Nadia Birouk
  • 16. Nadia Birouk (site web) | 09/05/2010
Je préfère ne pas dévoiler la note par respect. Surtout lorsqu'il s'agit des élèves de l'un de mes collègues, car dans notre lycée on a échangé les copies.D'ailleurs la note varie d'un prof à l'autre lorsqu'il s'agit de la production écrite!Je suis attentive à tout lorsqu'il s'agit d'écrire: je valide la production selon le style, la qualité des idées , le raisonnement, la qualité des arguents,la cohérence, la ponctuation, la présentation, le respect des consignes,l'orthographe...
Très cordialement
Le modérateur
  • 17. Le modérateur | 09/05/2010
Merci Mme Birouk
avant de réagir à cette proposition et aux productions des élèves, j'aimerais savoir les notes que vous leur avez attribuées.
Nadia BIROUK
  • 18. Nadia BIROUK (site web) | 08/05/2010
A méditer !..................................................................
A méditer !...................................................................

Sujet de l’examen blanc : 2009-2010 :
Votre mère tente de convaincre votre père pour acheter un objet (télévision LCD, Lave-vaisselle, voiture…) Imaginez son discours.

Réponses des élèves
Niveau: sciences Maths : 1ère année du Baccalauréat


Production : 1
Chaque ma mèrevavec un sourire lui dit apartient le lendemain vous avec achetez à acompagnner son pére pour un bonne surprise, mais moi j’étais mérveilleuse pour la surprise car après tous les années elle n’a rien que ma dit més parents à la surprise. Puis avec un silensie jusque demaine, puis je revielle et j’ai bu un jidou-orange, et que je va avec mon père à la mosqué et après qui ce qu’on a faite dans la mosqué et que les couléque il va avec mes yeux brillaient de curiosité et qu’l a la jalousie dans ces ami. En suite j’ai ramaçes més affaire pour lui partrons aà le souk de ce grande magazin de matériel de la communication. Et que mon père m’adit tu pregnis tous ce que tu veux ….

J’ai été étonné lors de la correction de cette copie que je n’aimerais pas l’achever car elle grince les oreilles. Dans notre lycée on a échangé les copies entre collègues. Ces copies relatent les niveaux des élèves qui devaient être excellents. Je n’ai pas enseigné les sciences maths depuis 1998 et lors de ma correction de cette classe que j’ai échangée avec un collègue ; j’ai remarqué que les littéraires et les sciences maths ont le même niveau en français, parfois il y a des littéraires qui écrivent beaucoup mieux ! Je me demande sur quels critères on sélectionne et en classe les élèves ! A méditer !


Production : 2
Depuis longtemps, ma mère rêve d’avoir une nouvelle voiture, Aussi est-il nécessaire qu’elle prépare un long discours pour convaincre mon père et réaliser son rêve.
Un jour, mes parents voulaient sortir, la voiture tomba en panne. Les yeux de ma mère s’enflammèrent d’espoir et profite de l’occasion pour entammer son discours. Elle dit :’’ on ne peut plus compter sur cette féraille pour se tranporter, chaque matin on vit la même histoire : pousser la voiture pour arriver à l’heure. Ce n’est plus un moyen de transport ; si à chaque fois on doit pousser, puis changer de pièces de réparer par ci et par là, avec tout cet argent gaspillé sur le réparage, on pourra acheter une autre. On ne sera point obliger à pousser chaque matin et à se précipiter, affolés, juste pour arriver au travail à l’heure exacte.

Voyons chéri, nous sommes toujours stressés comme ça ! ’’Une nouvelle voiture changera tout, la tranquilité s’instalera et le bonheur reignera. Alors qu’est ce que tu en dis ?’’

Sur le visage de mon père, se traça un faible sourire et ma mère sursauta de joie.

Production : 3
Après un délicieux déjeuner, je me suis occupée m d’habitude de debarasser la table et faire la vaissaille.
Soudain, j’ai poussé un cris assourdissant qui a fait vibrer toute la maison. Je me suis blaisée par un coteau.
Ma mère, toute pâle, me tena la main, me lava le doight, le soigna avec plein d’amour et tendresse et déclara à mon père :
- tu as compris maintenant pour quoi depuis longtemps d’acheter une lave-vaissaille ?
Elle profita encore pour annoncer que la lave vaissaille a plus d’avantages d’inconvinients. En l’utilisant en gagne du temps qu’on peut en profiter pour faire autre chose. En outre, on evite le gasspillage d’eau, et en evite aussi beaucoup d’accidents comme celui-là.
Mon père, sans commenté prena ses clés et quitta la maison.
Le soir, il n’a pas rentrée seul, mais accompagné par la nouvelle habitante : la lave-vaissaile.

Production : 4
Le Samedi dérnier, nous avons invités chez Mr Aziz et sa femme Mme. Fatiha, les véritables amis de mes parents nous avons été tous au salon, un salon traditionnel et bien décoré. J’étais pas à l’aise à cause de leurs commairage, une commairage de 4heures. alors je demande à ma mère de retour à la maison parce que j’avais beaucoup de devoirs à faire.

Grace à Bieu on a rester encore selement un demi heur, nous allons commencées une autre descussion de voiture à propos des bracelets d’or de Mme Fatiha, ce qui laisse ma souffrance de fièvre montre au 40° c, mais ce qui m’interesse beacoup ces les paroles de ma mère, quand elle a dit. : ’’tous les hommes sont l’empire de ses femmes sauf toi’’
Mon père a repondé !

’’ne vois tu pas que mon cœur est sous ton empire tu a la voiture les bijoux les habits neufs…

En plus il faut décoré le cœur, ce n’est pas le corps’’ j’étais vraiment curieuse de voir la réaction de ma mère, mais elle n’a pas parlér, même à la maison elle refuse de parler à propos de ce sujet à cause de la réponse intellegente de mon père.

Production : 5

’’ A l’heur du déjeunée, ma mère retour du travail’’
Ma mère : (fatiguée, elle parle au bas voix)
Mon père : (Il ne s’intéresse pas)
C’est normal, n’oublis pas que c’est l’heur du déjeunée, l’heur du sortie de travail pour la plupart des institutions public.
Ma mère : (en colère)
J’en est marre de tout cela, toi tu as rien à perdre, ton bureau est à côté de la maison, mais le mien est trop loin de la maison.
J’ai besoin d’une voiture, toutes mes amies ont des voitures sauf moi.
Mon père : (Les yeux baissé)
Y a-t-il autres solutions ?
Ma mère : (Les bras croisés, il le parle face à face)
Je suis une fonctionnaire, l’état nous aidons au cas de faire un crédit à la banc.
Mon père : (Les yeux brillantes de joie)
(il murmure) tu peux demandé à notre voisine de l’amené le matin vous avez le même endroit.
Ma mère (en colère)
Ce n’est pas des solutions pratiques la voiture est plus personnele, ainsi on peut l’ulilisé aux vacances pour voyagé et s’amusé sans avoir des problèmes du transport
Mon père : il ya des choses plus iportant qu’acheté une voiture.
Ma mère ( elle se gène)
Essaye d’etre a ma place., travaille a l’interieure du maison et en exterieur, c’est difficil. Au cas d’acheté une voiture on va gagné beaucoup du temps que nous gaspillons en attendant un taxi, ainsi l’argent du transport.
Ma père (Il soufflle, il reste un instant sans rien dire)
Oui je pense que tu as raison…
Ma mère : De plus, les derniers models de voiture sont moins cher et plus confort.
Mon père (Il l’embrasse en souriant)
Je te promit de faire mon maximaume, je t’acheterai la voiture que tu veux.


A méditer ! A méditer !
Très cordialement
Vos remarques seront utiles!
Birouk Nadia
  • 19. Birouk Nadia (site web) | 08/05/2010
Académie régionale de SOUSS MASSA DARRA
1ère année. Bac, Sciences et Lettres
Année scolaire : 2009-2010
Langue française--------EXAMEN BLANC
Académie régionale de SOUSS MASSA DARRA
1ère année. Bac, Sciences et Lettres
Année scolaire : 2009-2010
Langue française------------------------------EXAMEN BLANC-------------------

Texte
Le dîner était délicieux, un mets que je préférais entre tous : des pieds de mouton aux pois chiches. Nous mangeâmes copieusement. La table débarrassée, ma mère nous servit du thé à la menthe et parla des menus événements de la journée. Mon père sirotait son thé et répondait rarement. La lumière baissa une seconde, ma mère moucha la bougie avec une paire de ciseaux rouillés. Elle profita pour déclarer que les bougies devenaient de moindre qualité, qu’il en fallait une tous les trois jours et que la pièce paraissait lugubre avec tous ces ombres qui s’amassaient dans les angles.

-Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole, dit-elle pour conclure.

Ces propos laissaient mon père dans une indifférence totale. Mes yeux brillaient de curiosité. J’attendais son verdict. J’admirais intérieurement l’habilité de a mère. Je fus déçu. Sans commentaire, mon père se prépara pour dormir. Je gagnai mon lit. Je rêvais cette nuit d’une belle flamme blanche que je réussis à tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en diamant.

Le lendemain, à mon retour du Msid pour le déjeuner, je sautais de joie et de surprise lorsque je découvris, accrochée au mur de notre chambre, bien au centre, une lampe à pétrole identique à celle de notre voisine.

Le matin, Driss le teigneux, en venant chercher le couffin pour les provisions, l’avait tendue à ma mère. Il avait fait emplette en outre d’une bouteille de pétrole et d’un entonnoir.

La Chouaffa qu’on appelait « tante Kenza » monta

Admirer notre acquisition, nous souhaita toutes sortes de prospérités. Ma mère rayonnait de bonheur. Elle devait trouver la vie digne d’être vécue et le monde peuplé d’êtres d’une infinie bonté.

Elle chantonnait, gourmandait avec tendresse un chat efflanqué, étranger à la maison, riait pour un rien.

I. Compréhension : 10 points

1/ Recopiez et compléter le tableau ci-dessous : 1(pt)
Titre de l’œuvre
Date de parution
Genre de l’œuvre
Auteur

2/ Situez le texte par rapport à l’œuvre dont-il est extrait. (2 points)

3/ Quelle est l’attitude du père vis-à-vis du discours que tient sa femme sur la lampe ? Justifiez votre réponse en citant le texte. (1point)

4/ Dites pourquoi l’enfant est déçu. (1 point)

5/ Dites quelles figures de style sont employées dans ce qui est écrit en gras et en italique dans le texte. (1 point)

6/Le type de discours (rapporté) utilisé par Lalla Zoubida pour inciter son mari à acheter la lampe à pétrole est plutôt :
a. Injonctif ? b. argumentatif ? c. Prescriptif ?
a. Recopiez la bonne réponse.

b. Justifiez votre réponse en citant deux exemples pris dans le texte. (1pt)

7/Identifiez le temps et la valeur des verbes soulignés dans le dernier paragraphe (1pt)

8/ a. Quel est le champ lexical dominant dans le texte ? (1pt)

b. Relevez quatre termes appartenant à ce champ lexical. (1pt)

II. Production écrite : 10 points

Sujet : Votre mère tente de convaincre votre père pour acheter un objet (télévision LCD, lave-vaisselle, voiture…) Imaginez son discours.

*Présentation de la copie…………………………………………… 1pt
*Respect de la situation de communication……………….. 2pts
*Qualité de la langue…………………………………………………..3pts
* Originalité des idées………………………………………………….2pts
*Utilisation judicieuse des articulateurs………………………2pts


Correction
I. Compréhension (10 points)

1/ Recopiez et compléter le tableau ci-dessous : 1(pt)
Titre de l’œuvre: La Boîte à Merveilles
Date de parution: 1954
Genre de l’œuvre: roman autobiographique
Auteur: Ahmed Sefrioui

2/ Situation : (1pt)
Le texte qui nous intéresse ici est un extrait du roman autobiographique d’Ahmed Sefrioui, La Boîte à Merveilles publié en 1954.
Après avoir découvert la lampe à pétrole chez Fatma Bziouya, Lalla Zoubida se voit mieux placée pour en avoir une elle aussi, c’est pourquoi elle tente de convaincre son mari afin de l’acheter.

3/ Le discours de Lalla Zoubida laisse son mari indifférent. (1pt)
Justification : « Ces propos laissaient mon père d’une indifférence totale. » (1pt)

4/ Il est déçu car son père qui n’a pas réagi comme il le souhaitait : donner un verdict ou son jugement. (1 pt)

5/ Les figure de style. (1pt)
Je rêvais cette nuit d’une belle flamme blanche que je réussis à tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en diamant : personnification. (1/2pt)

Elle chantonnait, gourmandait avec tendresse un chat efflanqué, étranger à la maison, riait pour un rien. : Enumération. (1/2pt)

6/ a. Discours argumentatif. (1pt)

b. Exemples : (1pt)
· Les bougies devenaient de moindre qualité.
· Il fallait une bougie tous les trois jours.
· La pièce paraissait lugubre.
· Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole.

7/ Les verbes soulignés dans le dernier paragraphe sont au passé simple. (1/2pt)

Ils expriment deux actions successives et brèves. (1/2pt)

8/a. Le champ lexical dominant dans le texte est celui de l’éclairage ( sinon, acceptez les équivalents comme par exemple »lumière », etc. (1pt)

b. Lumière, bougie, une lampe à pétrole, flamme…

II. Production écrire : (10 points)

Les corrections sont tenues de prendre en considération dans leur évaluation globale les éléments ci-dessous :

*Présentation de la copie…………………………………………… 1pt
*Respect de la situation de communication……………….. 2pts
*Qualité de la langue…………………………………………………..3pts
* Originalité des idées………………………………………………….2pts
*Utilisation judicieuse des articulateurs………………………2pts

Quels sont vos remarques sur le sujet! Que pensez-vous de cet examen blanc!Déposez les vôtres pour les comparer et les discuter!
Très cordialement.


Nadia BIROUK
  • 20. Nadia BIROUK (site web) | 06/05/2010
Bonjour chers collègues!
Voilà des liens intéressants:

www.site-magister.com
www.francaisfacile.com

Sites de ressources diverses, plutôt à l'attention des enseignants
ZIL va! ... La valise virtuelle des enseignants
Conseils aux enseignants débutants
Prématernelle: programme d'études, écoles fransaskoises © Ministère de l'Éducation de la Saskatchewan
Sitinstit Ordi'école et L'Encrier
Noé, un site pour les profs
Le Café Pédagogique
Cycle 1
Section des moyens à l'école maternelle
Maternet'Info
Le grand monde du préscolaire
Pour les enseignants de maternelle
Site pour la petite enfance
Primecole
classe de cp
classe de ce1
Le site de Brigitte, enseignante en primaire
La page de l'Instit
sharewares et freewares éducatifs (dès la maternelle)
SOS suppléance - comme son nom l'indique! des activités, des énigmes, des liens mais aussi des anecdotes à s'échanger... entre suppléants!
Chez Pierre, prof belge en vadrouille - documents pédagogiques à télécharger... avec musique
Site consacré aux TICE, propose une vingtaine de fiches-outils classées suivant les items du B2i niveau 1
École pratique - niveau maternelle pour la petite et la moyenne section.
Les Instits sur le Net par un "Professeur d'école";-)
L'école des petits - classe de maternelle
Nougatine, "un site qui se veut pédagogique" - pour les élèves et les enseignants
"Mon cartable d'ime" - à l'usage des enseignants spécialisés et de maternelle.
Adaptation et Intégration Scolaire
Éducatifs pour Mac
Educatifs et jeux où vous pouvez télécharger des programmes éducatifs et ludo-éducatifs gratuits pour la classe.
Classedu destiné au primaire - classe au jour le jour, classe lecture, classe projets...
Ressources francophones de l'éducation
Cours particuliers
Les carnets didactiques
Pragma-Soft vous propose une série de pages didactiques "maison" et une sélection de liens vers des sites francophones pour les jeunes et les enseignants.
Le net des cartables
Educ' Spé - pour ceux qui sont ou se sentent concernés par l'éducation spécialisée
Prof en ligne
Réseau Éducation Média
Activités d'apprentissage quotidiennes
activités conçues pour donner aux parents et aux personnes chargées de la garde des enfants la possibilité d’aider les élèves de la 1re à la 8e année dans leur apprentissage. Ministère de l'Éducation et de la Formation d'Ontario
Applications pédagogiques de l'ordinateur réalisations d'applications adaptées à l'enseignement produites par le personnel enseignant de la commission scolaire René-Lévesque
Formation des enseignants au T.I.C. à l'Université de Sherbrooke
en particulier "les profs de demain", nombreux scénarios et activités pédagogiques bien élaborés par les étudiants
Applications pédagogiques de l'internet
Exercices et questions faisant appel aux ressources présentes sur le web
sorte de jeu de piste ou course au trésor permanente
L'utilisation d'internet dans les cours
Exemples donnés par le gymnase cantonal de Morges, Centre d'enseignement secondaire supérieur en Suisse
Des liens en éducation
Des liens pour bien débuter votre navigation sur Internet. Ils sont classés par cours et comportent d'importantes informations. Ces liens seront très utiles aux enseignants et aux élèves.
Acces Editions
Accès Éditions réalise des documents pédagogiques et des logiciels destinés aux écoles maternelles et élémentaires, aux classes de 6ème et 5ème.
Educasource
Un site réalisé par le Ministère de l'Education Nationale de France.
L'école-edu
Contient quelques activités en format PDF pour les élèves de maternelle, de sixième ainsi que pour les professeurs!
Internet, une technologie pour l'apprentissage - exemples de pratiques pédagogiques avec internet
Projecten Informatie Technologie
malgré son nom, page de liens en français pour les élèves et enseignants néerlandais francophones
La didactique mise au net
quelques activités pédagogiques à l'école élémentaire
CyberScol
L'objectif principal de ce projet est de favoriser l'exploitation des ressources éducatives d'Internet et le développement de ressources francophones.
Le Cyber Réseau Creuse Education
Les écoles, collèges et lycées du département de la Creuse et leurs projets
Cyberlycée Luxembourg
Banque de données éducative contenant des cours et des exercices online, dispersés sur différents serveurs scolaires du Grand-Duché, ainsi que des ressources didactiques online sur le W3.
Ordi-École
Le fruit du travail de deux professeurs d'une école publique mixte située à GENEVE (en SUISSE) et de leurs élèves, âgés de 12 à 16 ans
ERE BRASIL
conçu et réalisé par les élèves de 5ème (7ème grade) du collège Jean Lurçat à Saint Denis (banlieue de Paris)
Rescol canadien
Le Rescol est un projet éducatif supporté par une variété d'organisations à travers le Canada dont le but est d'offrir les meilleures ressources et activités télématiques éducatives
Internet École
- projet(s) européen(s) proposé(s) par Carmine Marinucci d'Italie
Projet d'école ouverte de l'internet
formation à l'usage des réseaux pour enseignants, entre autres.
Monter un réseau local dans une école
Que faire avec un 386 recyclé?
FORMAMETRIE
le web de l'éducation et de la formation; référence les écoles, petites et grandes, les universités, les centres de formation
Récréation pour les enseignants - dessins animés à destination des pédagos
Revues, articles, expérimentations, évaluations

La revue "Copie d'écran"
Bulletin des technologies éducatives dans l'enseignement - du cddp de Charente - France
Le site des chantiers
présentation d'une pratique pédagogique en cycle 3.
Montessori en France
Maria Montessori, première femme docteur en médecine en Italie au début du siècle, a consacré sa vie à mettre au point une pédagogie scientifique qu'elle expérimenta avec succès. Elle enseigna sa pédagogie à travers le monde et ce sont aujourd'hui plus 5000 écoles dans le monde qui utilisent sa méthode.
Linux et les logiciels libres pour l'éducation
Manifeste pour une utilisation libre de l'internet pour l'éducation
Le RESEDA
Le réseau d'échanges des acteurs éducatifs de Lille Métropole
Guide internet: dossier éducation
Le site de l'Infobourg-profs
Pl@c tournante
Édu@média
nombreux articles sur l'éducation et les nouvelles technologies
Les États généraux sur l'éducation au Québec, 1995-1996
Le point sur la situation de l'éducation au Québec
Pédagogie Freinet - le point sur mon expérience
Le modèle pédagogique de Recherche-Action pour la Résolution de Problèmes Communautaires
Progression et évaluation en cycle 1 (2 - 6 ans)
Second trimestre axé sur un projet autour de l'eau en maternelle
Évaluation au cycle 2 - cycle des apprentissages fondamentaux
Le bulletin malin - par codes barres!
Associations, fédérations, instituts de recherche...
ABORD
association qui a pour but d'étudier et de promouvoir les logiciels pédagogiques qui permettent de développer les apprentissages de base.
ADEMIR
Association pour le Développement dans l'Enseignement de la Micro-Informatique et des Réseaux, créée en 1979, soutient et anime un réseau de clubs d'informatique dans les établissements scolaires.
AD PEP - Association Départementale des Pupilles de l'Enseignement Public de l'Essonne
Internet et Education
Expériences d'utilisation d'Internet avec des élèves dans le cadre scolaire, réalisée par l'AGAPE
Association de circonscription[Association Pédagogique de la Plaine, du Vallespir et de la Côte Vermeille] - classes en réseau - nos outils et nos productions pédagogiques. École Chagall à Céret (France)
Association Pédagogique de la Plaine, du Vallespir et de la Côte Vermeille
Le Café Pédagogique
Le CEFISEM de Nancy-Metz, centre de ressources académique pour les ZEP.
Centre suisse des technologies de l'information dans l'enseignement
Le CTIE fonctionne comme plaque tournante de l'information sur le thème de l'intégration de l'ordinateur dans l'enseignement
Encre-sur-Toile
Ordi-ecole
Association "loi 1901" qui a pour but de promouvoir l'utilisation de l'ordinateur à ou pour l'école (maternelle, élémentaire ou spécialisée).
Point Edu
Association Québécoise des Utilisateurs de l'Ordinateur au Primaire et Secondaire (AQUOPS)
Agora
association ayant pour vocation d'accueillir des classes de primaires pour des séjours de découvertes
Fédération Internationale des Mouvements d'École Moderne - Pédagogie Freinet
La FIMEM est une association de mouvements nationaux et de groupes régionaux, présents dans le monde entier, qui se réclament de la pédagogie populaire et de l'éducation coopérative. La FIMEM favorise les contacts et les échanges entre les enseignants et les éducateurs engagés dans la pratique, la recherche et l'innovation coopérative de la pédagogie Freinet. La FIMEM est reconnue par l'UNESCO comme organisation non gouvernementale.
Edunet
Institut suisse romand de recherches et de documentation pédagogiques
Edunet
Réseau de l'éducation Tunisienne
Edu-Maroc
Annuaire des sites éducatifs Marocains
Institut de Recherche et de Documentation Pédagogique (IRDP - Suisse)
Institut National de Recherches Pédagogiques (INRP- France)
Centre National de Documentation Pédagogique (France)
CDDP de l'Aveyron (Centre Départemental de Documentation Pédagogique)
Listes de diffusion à caractère pédagogique
Académies, commissions scolaires, ministères
Vice-Rectorat de Nouvelle Calédonie
Inspection Académique de l'Oise
Académie d'Aix-Marseille
Académie d'Amiens
Académie de Besançon
Académie de Bordeaux
Académie de Caen
Académie de Clermont-Ferrand
Académie de Dijon
Académie de Grenoble
Académie de Lille
Académie de Lyon
Académie de Nancy
Académie de Nantes
Académie de Montpellier
L'Académie de Nice
Académie de Poitiers
Académie de Reims
Académie de Rennes
Académie de Rouen
Académie de Strasbourg
Académie de Toulouse
Académie de Versailles
Commission scolaire des Affluents
Commission scolaire de la Beauce-Etchemin
Commission scolaire des Belles-Rivières
Commission scolaire des Bois-Francs
Commission scolaire de la Capitale
Commission scolaire de Charlevoix
Commission scolaire du Chemin-du-Roy
Commission scolaire des Chênes
Commission scolaire au Coeur-des-Vallées
Commission scolaire de la Côte-du-Sud
La Commission Scolaire des Découvreurs
Commission scolaire des Draveurs
Commission scolaire du Fer
Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs
Commission scolaire des Grandes-Seigneuries
Commission scolaire Harricana
Commission scolaire des Hautes-Rivières
Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais
Commission scolaire des Hauts-Cantons
Commission Scolaire Saint Hyacinthe
Commission scolaire de Laval (Québec)
Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys
Commission scolaire de Montréal
Commission scolaire des Phares
Commission scolaire de Portneuf
Commission scolaire de la Riveraine
Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-îles
Commission scolaire de la région de Sherbrooke
Commission scolaire du Val-des-Cerfs
Conseil scolaire des Frontières
Le Conseil scolaire des Frontières vise à doter les élèves des habiletés intellectuelles et sociales qui favorisent leur développement comme personnes autonomes et créatrices capables de provoquer et de s'adapter aux changements.
L'enseignement en communauté française de Belgique
Restode - Département de l'Education, de la Recherche et de la Formation de la Communauté Française de Belgique
Le Ministère de l'Éducation du Québec
Le Ministère de l'Éducation Nationale du Grand Duché du Luxembourg
Le Ministère de l'Éducation Nationale (France)
Edufrance
Éducation Française à l'Étranger
Edunet
Réseau de l'éducation Tunisienne
Nadia BIROUK
Très cordialement

Nadia BIROUK
  • 21. Nadia BIROUK (site web) | 05/05/2010
Nadia BIROUK


La lecture littéraire
20 Questions/Réponses

1. C’est quoi la lecture littéraire ?
a. Un divertissement.
b. Un passe temps.
c. Un travail d’interprétation et d’analyse.

2. C’est quoi le pacte de lecture
a. Un contrat de pouvoir.
b. Un accord implicite établi entre l’auteur et le lecteur.
c. Un contrat de divertissement.

3. C’est quoi un vrai lecteur ?
a. Un destinataire capable d’assumer son acte de lecture.
b. Un destinataire passif.
c. Un destinataire inattentif.

4. Comment effectuer une bonne lecture littéraire ?
a. En analysant l’effet que le texte produit sur son lecteur.
b. En répétant ce que l’auteur raconte.
c. En résumant le contenu de l’œuvre lue.

5. A quoi sert la littérature ?
a. A rien du tout.
b. A modifier les esprits et les peuples.
c. A mentir.

6. C’est quoi le non-dit ?
a. Ce que le lecteur ne peut dire.
b. Ce que le personnage de l’œuvre évite de dire.
c. Ce que l’auteur n’a pas pu dire, mais il l’a insinué.

7. C’est quoi le pacte autobiographique ?
a. La biographie de l’auteur.
b. L’étude d’une autobiographie.
c. L’engagement de l’auteur à dire la vérité.

8. Pourquoi l’auteur écrit une œuvre littéraire ?
a. Pour le vendre et s’enrichir.
b. Pour véhiculer des idées.
c. Pour passer le temps.

9. C’est quoi le fait littéraire ?
a. L’événement qui détermine la nature de l’œuvre.
b. L’intrigue d’une histoire littéraire.
c. Les réactions du lecteur face au texte qui déterminent l’acte de lecture.

10. C’est quoi un texte romanesque ?
a. Un texte écrit à Rome.
b. Un texte romantique.
c. Un extrait d’un roman.

11. C’est quoi un dramaturge ?
a. Un romancier célèbre.
b. Un poète talentueux.
c. Un auteur de pièces théâtrales

12. Sur quoi se base l’analyse d’un texte littéraire ?
a. Sur l’intuition du lecteur.
b. Sur la capacité interactive du lecteur.
c. Sur l’oisiveté du lecteur.

13. Quel est le lecteur conventionnel ?
a. Un lecteur actif qui assume son acte de lecture.
b. Un lecteur qui cherche le divertissement.
c. Un lecteur qui se contente de lire sans penser son acte de lecture.

14. Quelles sont les caractéristiques d’un héros classique ?
a. Beau, séduisant, intrigant, idéal.
b. Laid, répugnant, subalterne.
c. Irrationnel, repoussant, démoniaque.

15. Sur quoi se base la poésie moderne ?
a. Sur une versification compliquée.
b. Sur la répétition, le vers court et les fausses rimes.
c. Sur les formes fixes.

16. C’est quoi la lecture pratique ?
a. La lecture utile, pragmatique.
b. La lecture poétique expressive.
c. La lecture studieuse, universitaire.

17. C’est quoi l’horizon d’attente du lecteur ?
a. Ce que le lecteur attend lors de la lecture d’une œuvre.
b. L’horizon qui détermine la vision du lecteur.
c. Attendre la fin d’une histoire.

18. Comment situer un extrait romanesque ?
a. En précisant brièvement les événements qui ont précédés l’extrait.
b. En résumant le contenu du roman entier.
c. En expliquant la portée du roman.

19. Comment bien analyser un roman ?
a. En étudiant, à fond, les relations qui lient les personnages.
b. En déterminant le style de l’auteur.
c. En élaborant un schéma narratif.

20. Pourquoi la lecture ?
a. Découvrir, apprendre, se divertir, fuir la réalité.
b. Jouer au pédant.
c. Donner l’importance de faire quelque chose.

Pour les réponse voir le lien suivant:http://www.avis.anatoile.com/journal2.php?id_journal=730144&id_menu=3139400

Très cordialement
Nadia BIROUK
  • 22. Nadia BIROUK (site web) | 05/05/2010
Auteur : Nadia BIROUK


20Questions/réponses au choix pour la deuxième année du Bac
Les œuvres intégrales : (Toutes filières)

1. Quelle est l’œuvre qui critique la notion de l’optimisme ?
a. Le père Goriot de Balzac ?
b. Il était une fois un vieux couple heureux de Mohammed Khaïr-Eddine ?
c. Candide de Voltaire.

2. Qui répétait souvent que tout est au mieux dans le meilleur des mondes possible ? Que voulait-il dire ?
a. C’est Candide qui répétait cela. Il voulait dire que notre monde va bien malgré tout.
b. C’est Goriot qui répétait cela. Il voulait dire que ses filles sont les meilleures filles du monde.
c. C’est Bouchaïb qui répétait cela. Il voulait dire que sa femme prépare les meilleurs tajines du monde.

3. Pourquoi Le Père Goriot est qualifié comme un roman tragique ?
a. Il contient une tragédie antique.
b. Tous les héros vont mourir vers la fin du roman.
c. Il se termine par le drame d’un père qui meurt seul loin de ses propres filles.

4. Y a-t-il vraiment un couple heureux dans : Il était une fois un vieux couple heureux de Mohammed Khaïr-Eddine ?
a. Oui, car le vieux et sa vieille sont heureux !
b. Non, car le roman emploie ce titre pour cacher l’autre face de la réalité qui caractérise les mariages à l’époque.
c. Non car la notion du bonheur est utilisée pour cacher ce malheur qui règne dans le roman. D’ailleurs c’est impossible de trouver un vieux couple heureux sans enfants.

5. C’est quoi la mise en abyme ?
a. Un récit enchâssé dans un autre récit ?
b. Un récit emboîté qui représente en miniature le macro-récit?
c. Un récit insensé ?

6. En quoi consiste la science suivante : La narratologie ?
a. Science d’élevage porcine ?
b. Science de traitement de sol ?
c. Science de l’étude du texte littéraire, plus précisément, romanesque ?

7. Quel est l’auteur de la Comédie Humaine ?
a. Mohammed Khaïr-Eddine ?
b. Voltaire ?
c. Balzac ?

8. Quel est le vrai nom de voltaire ?
a. Jean Batiste Poquelin ?
b. François Marie Arouet ?
c. Jean Jaques Rousseau ?

9. C’est quoi un commentaire composé ?
a. Un résumé détaillé du texte littéraire ?
b. Une répétition du texte littéraire ?
c. Une interprétation qui analyse et explicite le texte littéraire ?

10. Quel est le procédé ironique le plus employé par Voltaire ?
a. La litote ?
b. La périphrase ?
c. L’antiphrase ?

11. Quelle est la nomination attribuée à Khaïr-Eddine ?
a. L’enfant terrible de la littérature maghrébine ?
b. L’enfant horrible de la littérature maghrébine ?
c. L’enfant pénible de la littérature maghrébine ?

12. Quelle est l’œuvre de Balzac parmi les œuvres suivantes :
a. Le Rouge et le Noir ?
b. Tartuffe ?
c. La cousine bette ?

13. Quelle est la visée de Candide de Voltaire ?
a. Pousser le lecteur réel, que nous sommes, à être optimiste ?
b. Critiquer la philosophie de l’optimisme qui ne tient plus ?
c. Imiter la vie de Candide ?

14. Quelle est la définition de Candide ?
a. Quelqu’un qui est très intelligent ?
b. Quelqu’un de naïf, d’innocent ?
c. Quelqu’un de très sage ?

15. Il était une fois un vieux couple heureux, illustre-t-il ?
a. La vie heureuse d’un vieux couple heureux.
b. L’autobiographie de Khaïr-Eddine ?
c. La situation de la femme, du Maroc, d’un homme égaré au milieu d’un village abandonné avec sa vieille ?

16. C’est quoi l’effet de réel ?
a. L’effet produit sur le lecteur ? L’implication du lecteur ?
b. L’impact du texte sur le lecteur ?
c. Donner au lecteur cette dimension de vraisemblance, d’illusion de la réalité ?

17. Quelles sont les caractéristiques d’un roman de réalité ?
a. Dire et raconter la réalité telle quelle ?
b. Reproduire la réalité ?
c. Dire autrement la réalité ?

18. C’est quoi la littérature maghrébine d’expression française ?
a. Une littérature écrite par des marocains ?
b. Littérature maghrébine d’expression française ?
c. Littérature écrite au Maghreb ?

19. Quelle est la portée du Père Goriot de Balzac ?
a. Critiquer la société française à l’époque ?
b. Raconter le drame d’un père ?
c. Séduire le lecteur réel que nous sommes ?

20. C’est quoi la vraisemblance ?
a. Respecter la réalité et la vie du lecteur/spectateur ?
b. Imiter et raconter la réalité et la vie du lecteur/spectateur ?
c. Respecter autrement la réalité ?

Voir les réponses au lien suivant:
http://www.avis.anatoile.com/journal2.php?id_journal=734136&id_menu=3139400
Très cordialement
fatiha kerzazi
  • 23. fatiha kerzazi | 04/05/2010
Bonsoir tout le monde,
ma chère Nadia,je viens de lire avec un grand plaisir tes pièces de théâtre ce qui m'a permis d'avoir ton avis sur beaucoup de sujets et surtout le premier et moi qui te croyais voilée au début
Tu sais Nadia, tes pièces de théâtre ont créé chez moi une grande nostalgie pour l'époque des jeux de rôles, et les jeux de simulation; on apprenait énormément de choses tout en nous amusant. Mais depuis l'introduction des 4 oeuvres littéraires, on n'a plus le temps à autres choses que l'analyse des passages extraits des oeuvres.
On devrait rendre à l'enseignement de la langue française tout son dynamisme, parce que depuis plusieurs années les élèves ne s'y intéressent plus.
cordialement
Nadia BIROUK
  • 24. Nadia BIROUK (site web) | 02/05/2010
une autre scène théâtrale à jouer en classe!


Scène théâtrale 4

L’habit ne fait pas le moine

Personnages :
Amina : une élève voilée qu’on voit à peine son visage.
Salah : un élève barbu qui ne parle à personne.
Latifa : une fille qui porte son tenu scolaire.
Rachid : un élève qui s’habit comme il veut sans souci.
Mohammed : Le professeur.
Tous les élèves avancent pour entrer en classe. Amina, méfiante, regarde devant elle et rejoint sa place ! Salah ne regarde personne et murmure en silence sans qu’on puisse savoir réellement ce qu’il dit. Latifa souriante, salue tout le monde et rejoint sa place à son tour. Rachid salue tout le monde une fois il veut s’assoir à côté d’Amina, cette dernière change précipitamment sa place comme si elle a été piquée par une guêpe ! Rachid sent un malaise soudain qu’il s’adresse brusquement à Amina sur un ton emporté :

Rachid :- Je peux savoir pourquoi tu as changé de place comme si tu a vu un démon ! Je n’ai pas de livre et j’ai voulu simplement suivre avec toi !

Amina sur un ton ferme : -Je ne peux m’assoir à côté des hâtés !!

Rachid stupéfié :- A ce que je sache, je fais bien la prière, je ne crois qu’à un seul Dieu, je fais le ramadan, et je crois au prophète, je ne savais pas que j’étais un hâté !

Latifa étonnée : - Moi aussi c’est pareille ! Suis-je hâtée !

Salah intervient sur un ton plus ferme : - Oui tu n’es pas voilée et tu excite les instincts des autres ! Tu…

Rachid intervient sur le champ :- Il excite les instincts des autres, elle est la première de la classe, elle est une élève remarquable, et en plus, elle est en tenu scolaire ! Elle n’est pas en robe de nuit que je sache !

Mohammed qui vient rejoindre le groupe pour un travail encadré a entendu cette discussion, il s’est senti perplexe devant un sujet qui excite vainement les intérêts et qui ne mérite pas vraiment tout ces discours insensés qui valorisent les habits et excluent l’humain. Pourtant il intervient en disant :

-D’abord mettez vous en table ronde !
Les élèves commencent à organiser les tables ; Amina un peu tendue car elle s’est trouvée juste à côté de Rachid, le professeur sent ce malaise, la regarde doit aux yeux :
-Tu sais Amina, l’habit ne fait pas le moine, et il ne faut jamais juger les gens selon leurs apparences.
Les habits sont faits pour nous protéger du froid, pour monter notre joie au sein de notre famille lorsqu’il y a une fête, un mariage… L’habit relate notre métier si on est policier, avocat, médecin, soldat, danseuse, chanteuse, professeur ou autres : un seule et unique habit ne peut présenter ni notre différence, ni même notre religion, je ne sais comment on est arrivé là, mais je suis convaincu si on travaille l’être humain de l’intérieur, si on le pousse à respecter les principes, les droits, l’honneur on ne peut le juger même s’il est nu ! Car son honneur sera l’habit qui le protège ! Il y a bien des femmes qui se cachent mais cachent en même temps leur trahison et leur déshonneur ! Des hommes barbus sans dignité et sans principes ! Tu sais chère élève, la vie et si compliquée et si dure pour la compliquer encore plus ! Saluez vos amis et travaillez avec eux sans arrière pensée !

Amina plus à l’aise tend une main hésitante vers Rachid qui l’a saluée avec enthousiasme, le groupe se serre les mains les uns les autres et commence à travailler dans un climat d’amitié et de fraternité, le professeur pousse un soupir de soulagement et débute son travail avec son groupe !
02-05-2010

Auteur: Nadia BIROUK
TOUS DROITS RESERVES
Nadia BIROUK
  • 25. Nadia BIROUK (site web) | 01/05/2010
Pourquoi pas des scènes théâtrales à jouer en classe que le professeur peut rédiger lui-même pour ses élèves!

Trois propositions:

Auteur: Nadia BIROUK

Scène théâtrale 1

Un vendeur promeneur

Personnages :

Fatima : femme au foyer

Amine : un vendeur promeneur

Laîla : un professeur

Saïd : un enfant de dix ans.

C’est le souk du Vendredi toute la foule se bouscule pour acheter les provisions de la semaine

Les cris d’un vendeur promeneur attirent l’attention de Fatima qui s’approchait pour examiner les poissons frais.

Amine à haute voix : - Approchez ! Approchez ! Des poissons frais ! Des poissons frais ! Amine jette un sac de plastique noir par terre qui tombe sur les pieds de Fatima. Cette dernière a évité ce sac qui a été rempli des entrailles des poissons que le jeune homme vient de nettoyer. Fatima reprend le sac et marche droit vers le vendeur stupéfié qui n’ose dire un mot !

Fatima souriante mais le ton sérieux : - Monsieur ! Il faut ranger ces entrailles dans un double sac noir et le mettre dans une poubelle. Il ne faut pas jeter les déchets sur les gens !

Amine angoissé : - Pardon Madame ! J’ai pensé seulement à m’en débarrasser mais vous avec raison, dorénavant, je rangerai les déchets là où il faut !

Laïla qui a entendu la conversation intervient : - Permettez moi monsieur, vous devez également nettoyer votre carrosse pour encourager les clients à acheter votre marchandise ! Vous devez également éteindre vos cigarettes qui nous empoisonnent par leur odeur. Ces cigarettes qui polluent l’air et l’atmosphère !?

Amine embarrassé : - D’accord madame ! Voilà ! Il jette ses cigarettes et se prépare à chiffonner un coin sale de son carrosse ! Du poisson mesdames !

Saïd ébahi : - Mon Dieu ! Un ver ! Un ver qui sort du ventre de ce poisson !

Les deux femmes faisaient un signe de dégoût et quittèrent Amine pour un autre vendeur propre et organisé qui respecte la nature et la propreté.

Auteur : Nadia BIROUK


Tout droit d'auteur est réservée


27-04-2010


Scène théâtrale 2

Ton Papa fait le ménage !

Personnages

Ahmed : petit enfant de 9 ans.

Amine : son ami.

Laïla : La maman.

Ali : Le père

Ahmed invite son ami Amine à sa maison pour réviser ensemble.

Une fois à la porte de la maison, Ahmed frappe à la porte, son papa lui ouvre avec une louche à la main et un tablier de cuisine autour des cuisses. Amine ne peut croire ses yeux une fois au salon Amine chuchote.

- Amine dans un ton bas : -Ton papa fait le ménage ! (Rires)

- Ahmed étonné : -Pourquoi cette question et ces rires ? Le tien ne fait pas le ménage ?

- Amine dans un ton hautin : - Non jamais ! C’est un travail de femmes ! Jamais mon père ne fera une chose pareille !

- Ahmed ébahi :- J’ai cru que les hommes sont capables de faire tous les travaux et surtout ceux des femmes !

Le père qui apportait du thé a entendu une part de la conversation intervient en souriant:

- Ali : - Tu sais, mon petit, le ménage n’est pas uniquement un travail de femmes, c’est un travail de famille. (Il gratte son nez) On met tout à travers dans la maison et il faut qu’on participe tous à mettre les choses en place. N’est ce pas ?

- Amine dans un ton plus bas :- C’est ma mère qui s’occupe de tout à la maison !

- Ali en souriant :- Essaye de l’aider et voir un peu sa réaction ?

On frappe à la porte Ahmed court pour ouvrir la porte à sa maman qui vient du travail. Laïla souriante salue tout le monde, mais Amine encore plus étonnée !

- Amine : -Ta maman travaille et ton papa fait le ménage !

- Laïla souriante : - On travaille tous les deux et on fait le ménage ensemble. Même Ahmed le fait : il range sa chambre, il donne à manger au chat, il s’occupe du jardin, chacun de nous essaye de faire quelque chose pour le bien de toute la famille.

- Amine stupéfié : - Toi aussi ! Tu fais le ménage !

Toute la famille éclate de rire devant l’étonnement du petit Amine.

28-04-2010

Auteur : Nadia BIROUK


Scène théâtrale 3

Pourquoi étudier ?

Personnages :

Amine : un jeune bachelier

Laïla : sa sœur une Licenciée chômeur

Saïda : leur amie illettrée.

Jamal : ouvrier

Les personnages sont sur scène, assis les uns à côté des autres, ils ont l’air paisible et pensif discutant ensemble.

Laïla furieuse : - Je ne crois plus aux études et leur pouvoir, j’en suis rassasiée, je regrette les années, que j’ai passé dans les études, pour me trouver au chômage !

Saïda intervient : - Toi au moins tu es capable de lire et d’écrire. Moi j’ai du mal à déchiffrer mon nom. Hier, j’ai voulu téléphoner à ma mère et il m’a fallu une heure, pour trouver le numéro exact, et pour le composer.

Jamal en riant : -Moi je sais composer les numéros et je sais compter. Mais, mon salaire mesquin et mon travail subalterne m’ont poussé à détester les chiffres. A quoi bon apprendre à compter si nos poches sont vides ?

Amine intervient sur un ton sérieux :- Je pense que les études sont très importantes, pour l’individu, car elles sont le seul moyen de s’instruire en groupe et de reconnaître la société et ses composantes. Pour moi, quelqu’un de lettré a le pouvoir de découvrir le monde et son mystère. Certes, l’emploi est intéressant mais, il ne faut nullement oublier, que les études ne mènent pas toujours à l’emploi, surtout s’elles ne répondent pas au marché du travail, comme c’est le cas dans notre pays ! Ma sœur, par exemple, a du mal à trouver du travail, puisqu’elle a une licence en arabe. Elle devait faire une formation mais, elle n’a pas pu, vu les établissements privés et leurs prix… En effet, moi je pense partir en France, pour continuer mes études. Là, je trouverai un travail…

Laïla en colère :- La France, la France comme si cette dernière est devenue la lampe d’Aladin. Tout le monde y pense et personne ne veut plus garder les pieds sur terre ! Je crois que nous devons laver notre linge sale ici, à notre pays et non ailleurs !

Amine dans une voix basse :- Je suis du même avis. Si seulement l’avenir ici, aura un sens, beaucoup de choses vont changer !

Saïda dans un air pensif et inquiet : - Je crois que nous devons étudier, pour illuminer notre vie, pour pouvoir communiquer, se comprendre et se respecter. La vie pour les illettrés est dure, voire pénible. Etudier pour travailler c’est bien mais lorsque les études ne mènent plus au travail, on ne doit pas croiser les bras et se rendre devant le premier obstacle. Il faut étudier encore chercher à faire des formations, à réaliser ses propres projets…

Jamal intervient avec enthousiasme : -Il ne faut jamais perdre espoir. Il faut étudier pour exister, pour s’épanouir, pour son bien être…

Laïla, Saïda, Jamal, Amine, tous ensemble : - Etudions pour combattre l’ignorance et l’inconscience ! Etudions pour cultiver notre Moi et fabriquer la nation de demain ! Etudions, pour bâtir un monde meilleur ! Etudions, pour réclamer nos droits et trouver les bons emplois.

----------------------Fin de la scène--------------------------


Très cordialement
modérateur
  • 26. modérateur | 09/02/2010
merci M. Zinou
Je suis d'accord avec vous, et c'est pour cela que j'essaie, avec les collègues enseignants, de trouver des solutions POSSIBLES aux problèmes qu'on rencontre en classe de français.
zinou
  • 27. zinou | 09/02/2010
bnj,pourquoi oublier que c'est une langue étrangère et sans exagération c'est une langue étrange chez nos élèves dans plusieurs régions du pays.

Voir plus de commentaires

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×