Poème 2

... Poésie, noble et sublime !

 

 

La sérénité du poète

 

"Suis-je incompris, mon Dieu ! Ou suis-je sans raison ?

Puis-je changer le monde où germent mille vices ?

Ou suis-je un beau rêveur, fait contre maints sévices ?

Souffré - je, enfin, mon Dieu ! de quelque trahison ?"

 

Par ces mots, le poète, œil de chaque saison

Médite. N’est-il pas accablé d’injustices ?

Qu’a-t-il eu, qu'a-t-il eu, pour tant de sacrifices? 

Lui qui s’en va semant les bonheurs à foison

 

Mais, tant que régneront sous ton toit solitaire

Les muses qui servaient Homère et Baudelaire

Tu vaincras le Temps, toi, le Vrai, l’Immortel !

 

Toi, qui fais du néant ta sublime conquête

A Prométhée égal, tu pourras, Ô poète !,

Tirer de la souffrance un bonheur éternel.

 

Abdelaziz D.

Revue "Agora", 1994

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