Élèves "marginalisés"

Comment faire intégrer des élèves en difficultés?

 

La gestion des interactions en classe de français  n’est pas toujours aisée. Beaucoup d’obstacles structurels mais aussi occasionnels peuvent non seulement  nuire à la qualité des échanges, mais aussi constituer des obstacles à l’apprentissage.

 

Ces obstacles peuvent être d’ordre didactique, pédagogique ou psychologique comme ils peuvent interpeller les dimensions cognitive, méthodologique et comportementale.

 

La planification des apprentissages essaie constamment de résoudre ces situations et d’encadrer les interactions en classe.

 

Mais, on n’arrive pas toujours à mobiliser TOUS les élèves, ni à les faire participer à toutes les activités proposées.

 

Des raisons objectives peuvent parfois être à l’origine de cette situation : besoins énormes, timidité, lacunes diverses, difficultés d’apprendre, echec d’intégration, etc.

 

Le résultat est que ces types d’élèves se recroquevillent sur eux et se retirent spatialement (ils se mettent au fond de la classe ou se réfugient dans des places à l’ombre, etc.) et cognitivement (ils n’apprennent pas, ils se sentent dépassés, etc.).

 

Soit ils se font silencieux et réservés, soit ils s’ennuient et commencent à se faire remarquer (par le bruit, par des réactions agressives, etc.).

 

La recherche de solutions adéquates est nécessaire car le statu quo aggraverait la situation. Les solutions ne sont pas toujours radicales, mais elles exigent patience et persévérance.

 

Ces élèves doivent sentir qu’ils ne sont pas marginalisés ou rejetés ou craints ou haïs ou dépaysés ou déconnectés. Ils doivent sentir qu’on est attentif à leur égard : par la douceur et par la rigueur selon les cas.(rigueur ne signifie pas violence (ce qui est interdit en tout cas), mais veut dire méthode, rationalité, ...)

 

Dans cette optique, voici quelques pistes qui peuvent aider à juguler ce mal.

1. Charger ce type d’élèves par certaines tâches (que les bons élèves font parfois volontiers) : recopier le titre de la leçon, effacer le tableau, ramasser des documents, etc.

2. Faire répéter par ces élèves des phrases correctes produites par leurs camarades.

3. Les répartir spatialement dans la classe (ne pas les laisser regroupés).

4. Les aider lors des exercices écrits à trouver les réponses (parfois la leur donner carrément) et leur donner l’exclusivité de répondre.

5. Valoriser leur travail, aussi minime soit-il.

6. Leur faire sentir qu’ils progressent dans leurs apprentissages.

7. Les charger de travaux à caractère libre en les valorisant (apporter un type de document en classe, faire des recherches sur le sujet qu’ils aiment, etc.).

8. Les encadrer d’une manière intensifiée lors des activités du soutien et de remédiation.

9. Les proposer pour des soutiens institutionnels ou des activités parascolaires.

10. Les faire intégrer dans des travaux de groupe en leur confiant de temps en temps une tâche valorisante (porte parole, rapporteur, animateur, etc.)

 

Commentaires

  • tima
    • 1. tima Le 01/02/2015
    Merci énormément pour les orientations M.L'Inspecteur. Je voulais juste savoir comment faire lorsque les élèves ne comprennent ni par le mime ni par les gestes .. plus précisément le problème de la base ( les élèves n'ont pas un bagage ou un vocabulaire .. je ne vais pas dire que c'est leur problème ou bien encore le problème de tout un système éducatif ) mais comment faire ? surtout avec les élèves de la 3 ème année cycle collégial .
  • Soumia
    Excellent! Franchement excellent!

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