Évaluation diagnostique

Catégoriser, réguler, re-planifier, etc.

 

Pour que l’évaluation diagnostique de ce début d’année, qui se présente comme une activité stratégique (vu ses objectifs, sa fonction, etc.), puisse profiter à tout le monde : à l’enseignant par le diagnostic des vraies difficultés de ses élèves et la possibilité de réguler les planifications, à l’apprenant par la délimitation de ses points forts et ses points faibles, il est fondamental d‘observer un certain nombre de principes :

1- Elle doit porter PRINCIPALEMENT sur les prérequis  et PARTIELLMENT sur les pré-acquis

Les prérequis sont les savoirs, les capacités et les compétences de tous les types qui sont indispensables pour le déroulement futur des contenus au programme et qui ne sont pas généralement pris en compte par celui-ci ; exemple : si dans le projet annuel, l’on va étudier le théâtre, les prérequis sont : le dialogue, les didascalies, les types et les formes des phrases, les personnages, etc. si l’un de ces contenus n’est pas pris en compte dans les progressions, on peut l’insérer dans l’évaluation diagnostique, s’il est déjà prévu dans le programme, on proposera alors son prérequis ; exemple pour les types de phrases : la place du sujet, du verbe, etc.

Les livrets des élèves proposent des tests, on peut s’en inspirer

Les pré-acquis sont les contenus déjà acquis lors des années antérieures ; ils ont été déjà évalués par plusieurs tests : devoirs, examens, etc.

Ou bien ils sont acquis comme leur nom l’indique, ils n’ont pas besoin d’être évalués encore une fois ; ou bien ils ne sont pas acquis, il y a alors deux possibilités : s’ils s’apparentent à des prérequis, ils doivent figurer dans le test, sinon, il y a d’autres moments de les réguler (soutien, révision, etc.)

2- Lors de la correction en classe, il ne sert à rien de corriger les items du test un à un parce qu’on aurait régulé un certain nombre d’erreurs, mais l’origine de ces erreurs subsiste encore

Il faudrait donc repérer les erreurs les plus productives et le plus basiques ( de 4 à 8 selon le type, la nature, etc.) pour le reste des apprentissages et proposer pour chacune, après l’avoir analysée, une batterie d’exercices correctifs et de palliatifs ; l’on pourrait travailler en ateliers selon les besoins détectés

3- Veiller à réguler les planifications des projets à la lumière des résultats de ces évaluations (par simplification, complexification, ajout, suppression, etc.)

4- Noter, pour des raisons scientifiques et méthodologiques, le test et les résultats obtenus (sous forme d’un petit rapport, de grilles, de graphiques, etc.) sur le carnet de bord (cahier journal) et sur le cahier des textes en vue de comparer plus tard les résultats ; ceci valorise davantage les efforts fournis par chaque enseignant(e) et par ses élèves, pour mettre en œuvre cette activité évaluative fondamentale

 

NB: voici un autre lien à propos de l'évaluation diagnostique sur ce même site:

http://baaziz-kafgrab.e-monsite.com/pages/divers-didactique/evaluation-diagnostique.html

 

 

 

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