Rappel (en début de séance)

 

L'enseignement/apprentissage nécessite souvent le recours au rappel pédagogique au début des activités, l'objectif étant de rattacher les acquis antérieurs à ceux prévus ultérieurement. De ce point de vue, il est fonctionnel et sert à la fois de lien entre les apprentissages et de facteur de cohésion entre les activités et les séquences.

Etat des lieux:

La plupart des praticiens font du rappel pédagogique une phase incontournable dans la gestion des activités. Ce qui est en principe, positif. Il n'en demeure pas moins que cette démarche donne lieu aux remarques suivantes:

- le rappel est centré sur des contenus qui n'ont aucune relation avec l'activité du jour, ni avec les objectifs arrêtés, ni avec les contenus prévus. Il s'agit d'une composante standardisée, stéréotypée, sans véritables enjeux didactiques qui s'articule mal à un quelconque projet. Aussi ne bénéficie-t-il d'aucune cohérence d'autant plus qu'il apparait comme intrus. Ainsi exécuté, il risque de déconcentrer davantage les élèves qui ne peuvent pas en percevoir l'utilité dans le fonctionnement de la nouvelle activité.

- le rappel est centré sur des contenus théoriques et trop formels (restitution de définitions, récitation de caractéristiques, etc.). Si cette démarche n'est pas mauvaise en elle-même, les élèves se trouveront "encombrés" par des savoirs inutiles et  fastidieux. Sur la plan psychopédagogique, on fait appel ici à la mémoire, sans pour autant initier des prolongements didactiques fructueux.

- le rappel est centré exclusivement sur des  contenus  et des savoirs  scolaires. Certains savoirs d'ordre socioculturel, psychosocial, ... peuvent jouer un rôle beaucoup plus performant.

- le rappel devient de plus en plus une forme d'évaluation des connaissances étudiées au préalable et ne joue plus son rôle didactique.

- le rappel est trop lourd et prend un temps relativement long. Il empiète ainsi sur l'activité du jour.

 

Propositions:

- réduire le temps imparti au rappel pédagogique au strict minimum.

- veiller à ce que les contenus proposés, qui sont d'abord à DOSER, soient en relation (thématique, esthétique, générique, etc.) avec les contenus de la séance du jour.

- centrer le rappel sur les prérequis (savoirs indispensables à la gestion des contenus du jour dans de bonnes conditions cognitives). exemple: si l'activité prévue concerne l'accord de l'adjectif, le rappel s'intéressera au genre féminin et masculin; si l'activité est un cours sur la pronominalisation, il s'agit de voir si les élèves  maitrisent la notion de complément. etc. C'est un moment fort pour aider les  élèves à résoudre le problème des difficultés périphériques (prérequis) et qui pourraient constituer un handicap aux apprentissages nouveaux.

- centrer le rappel sur des savoirs linguistiques et langagiers.

- centrer parfois sur des savoirs socioculturels, etc. (avant d'aborder un texte en lecture, on pourrait rappeler certains faits culturels ou sociologiques qui pourraient faciliter sa compréhension)

 

 

 

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Commentaires (1)

Jacky
  • 1. Jacky | 31/01/2018

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