Situation problème

.... un vrai problème à résoudre!

 

Le concept de "situation problème" est largement médiatisé, mais il n'est pas perçu de la même manière dans le discours des uns et des autres. Ses applications didactiques ne rendent pas, en effet, compte entièrement de ses différents traits constitutifs. 

Une situation problème vise à construire les savoirs par l'élève lui même; de ce fait, elle répond aux éxigences suivantes:

1- elle est destabilisante, c'est à dire elle présente les savoirs non pas dans leur perfection cognitive (qui est en principe le résultat final auquel on doit parvenir à la fin de la leçon), mais d'une manière qui suscite la réflexion et la recherche.

2- elle met l'élève devant un défi psycho-cognitif qu'il doit principalement relever au prix d'un travail intellectuel et de recherche qui lui permet de confronter, mentalement, ses représentations antérieures avec les savoirs nouveaux à construire.

3- elle doit être gérée individuellement et selon des rythmes d'apprentissages différenciés: on ne peut apprendre à la place d'un autre.

 

exemple de situations 

S1: situation problème  S2: situation "ordinaire" telle qu'elle se fait habituellement

- Il est pauvre; ....... il vit comme un riche

- Il porte son parapluie ............ la pluie tombe

- Il a bien travaillé, .............. il a eu la première note

 

Consigne: complétez ces phrases par  les conjonctions de la liste suivante : car, et, ni, donc, puis, mais.

(travail individuel de 5 à dix minutes)

NB: on pourrait mettre à la disposition des élèves des documents d'appui: un petit extrait qui contient ces conjonctions, une explicitation des rapports logiques, l'utilisation d'un dictionnaire, etc.

- Il est pauvre; mais, il vit comme un riche

- Il porte son parapluie car  la pluie tombe

- Il a bien travaillé, donc il a eu la première note.

Questions: (travail collectif)

- par quelles conjonctions sont liées les phrases?

- qu'exriment ces conjonctions?

etc.

 

RQ:

1- La S1 met l'élève devant un défi psycho-cognitif  qui lui permet de confronter ce qu'il sait déjà (il a certainement étudié ces conjonctions ou ce type de rapports logiques dans le texte de lecture ou au primaire ou lors de lectures libres, etc.)

2- La S1 permet aux élèves INDIVIDUELLEMENT de faire des hypothèses de compréhension et des essais-erreurs (preuve qu'ils sont en train d'apprendre et de construire quelque chose par leur propre effort); c'est à ce moment là qu'ils sont en train de se montrer actifs et prennent en charge leurs apprentissages. La reprise collective après permettra de consolider pour les uns, de rectifier pour les autres, de corriger les représentations fausses ou incomplètes, etc.

3- La S2 fausse le jeu en présentant au départ ce qui doit être le résultat de l'arrivée.

4- La S2 pousse l'enseignant à poser d'emblée  des questions, ce qui favorisera l'enseignement aux dépens des apprentissages, le travail collectif (qui profite généralement aux bons élèves) au lieu du travail individuel, la passivité au lieu de la prise en charge personnelle des apprentissages.

 

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