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Question: type de texte?

induction? déduction?

 

Constat :

Il est d’usage, pour plusieurs intervenants dans la présentation des cours de lecture (soit en présentiel ou à distance), de proposer, parmi les premières « questions » de l’évaluation de la compréhension, une question sur la typologie textuelle sous la forme canonique : quel est le type de texte ? Cette question est proposée, à cette étape de la leçon, aux élèves de tous les cycles.

Or,

  1. Pour le concepteur de la question : elle n’exige de lui aucun effort, il peut la poser même s’il n’a pas encore découvert le contenu du texte ; ce qui fera d’elle une question à fonction phatique plus que cognitive.

  1. Pour la question elle-même : il faut la considérer de deux angles de vision :

  • Celui de son contenu : on le sait, la typologie textuelle, est une notion très complexe qui exige des connaissances très élaborées de natures différentes : syntaxe, lexique, thématique, rhétorique, sémantique, etc. l’apprentissage d’un type de texte exige donc beaucoup de temps et de cumul de connaissances, etc. elle nécessite donc une analyse d’un grand nombre d’indices ; une ou deux lectures magistrales ou silencieuses ou vocales ne sont pas suffisantes pour pouvoir s’exprimer sur la typologie. En outre, cette démarche, qui consiste à partir de la connaissance (type de texte) pour l’illustrer ensuite avec des indices concrets conduit inévitablement au formalisme et au technicisme, les élèves doivent, en revanche, partir d’un relevé d’indices concrets, réels et puis inférer le type correspondant ; il est essentiel, lors de l’apprentissage de notions nouvelles, d’adopter la démarche inductive au lieu de la démarche déductive (aller de ce qu’on connait à ce qu’on devrait connaitre) ; cette dernière démarche conviendrait par exemple à des apprenants avancés ou pour des exercices d’application, mais elle n’est pas recommandée pour des apprentissages fondamentaux.
  • Celui de la dimension académique et théorique de la typologie : les théoriciens dans ce domaine (et dans d’autres) ne sont jamais unanimes sur une question donnée (écoles de recherche différentes : francophones, anglo-saxonnes, latino-américaines, etc.) et leur recherche de la pureté théorique (un seul modèle pour une infinité d’occurrences textuelles, colorées par l’empreinte de l’auteur, du contexte socio-historique, etc.) ne convient pas généralement aux textes choisis, qui pourraient avoir été didactisés et donc « transfigurés » pour des raisons d’apprentissage ( texte tronqué, passages réécris, etc.)

  1. Pour les élèves : soit ils n’y voient que du feu, soit ils lanceront des réponses à la cantonade ; l’une  d’elle tiendra surement : sur cinq ou huit (selon les classifications des théoriciens), il y aurait certainement une chance de lancer une bonne réponse ; mais il n’y aura à priori point d’apprentissage

Conclusion :

La question de la typologie, dans une situation d’apprentissage, doit être décalée vers la fin : après avoir dégagé et analysé un certain nombre d’indices (lexicaux, linguistiques, stylistiques, etc.), on peut à ce moment-là induire le type correspondant : on partira du concret vers l’abstrait, du connu vers l’inconnu.

NB : on peut le comprendre pour les examens diplômants puisqu’il s’agit d’une évaluation (même cas pour l’exercice d’application) ; ils font le bilan des apprentissages et ils interviennent justement à la fin des apprentissages qui ont été étalés sur toute l’année.

 

Voici le lien vers une reflxion sur la typologie textuelle sur ce mêm site:

http://baaziz-kafgrab.e-monsite.com/pages/divers-didactique/la-typologie-textuelle-au-service-de-la-comprehension-et-de-la-production-des-textes.html

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 15/04/2020

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